‹ César MalanChapitre 104 sur 289 · Suis-je donc délaissé dans ma dure misère · texte numérisé non relu

Suis-je donc délaissé dans ma dure misère

Et ton coupable enfant Est-il un monument De la sévérité de ta juste colère ?

6. 0 Dieu de mon salut ! fais donc grâce et délivre ! 0 Jésus ! sans retard.

Que ton puissant regard Termine mon combat et me fasse revivre !

146 III. pAtmE. — Travaux de la foi.

1 . Comme en un bois épais, et sous un noir ombrage, Le soleil, tout à coup, lance un rayon brillant ; Ainsi TEsprit de Dieu perce Tobscur nuage

Dont un doute entourait le cœur de son enfant.

2. Hélas ! ils sont nombreux les moments de nos peines. Souvent nos durs sentiers traversent le désert.

Mais là même, ô ïésus ! jaillissent tes fontaines : Là même ton rocher nous reçoit à couvert !

3. 0 Chrétien voyageur! ne crains pas la tempête ; Ne crains pas du midi les pesantes ardeurs. Ne vois-tu pas Jésuis, c(ui, dès longtemps, apprête Ce refuge où, vers lui, vont cesser tes langueurs?

4. Non, dans les sombres jours de talmarche pénible, Jamais, ô Racheté! tu n'es seul ici-bas.

Ton Berger, ton Sauveur, se tient, quoique invisible. Sans cesse à tes côtés et veille sur tes pas.

5. Quoi! peut-il ignorer que ton âme est souffrante, Lui qui de tous tes maux supporta tout le poids? Ou bien retiendrait-il sa force consolante.

Lui qui pour tes péchés mourut sur une croix?

6. Avance donc en paix : poursuis vers ta patrie Le chemin que ton Dieu t'a lui-même tracé ; Et pense que Jésus, dans le ciel, pour toi prie, Lorsqu'ici tu te plaiios de fatigue oppressé.

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