Devant toi doue en paix je resterai
Je sais que tu me gardes :
0 Jésus ! si tu tardjes.
En t'adorant. Seigneur ! je t'attendrai.
186 III. Partie. — Travaux de la foi.
Ptmr la délivrance et le soulagement de ses maux,
1 . Oh ! qui viendra soulager ma misère ! N'est-il pour moi point de consolateur ? Pour moi du ciel se voile la lumière,
Et les ennuis ont abattu mon cœur.
2 . Ah ! que de pleurs j*ai versés sans me plaindre! Que de soupirs en moi j'ai dû cacher !
Non, plus longtemps je ne puis me contraindre, Et tout mon cœur je désire épancher.
3. Mais qui voudrait même entendre ma plainte, Si ce n'est toi, mon Dieu, mon Rédempteur ! Et qui saurait même calmer ma crainte.
Si ce n'est toi, puissant Consolateur !
4. De quel secours pourrait m'être le monde ? Sa vanité se perd dans le tourment.
Si je gémis, sa ruine profonde M'offrira-t-elle un vrai soulagement?
5. Non, non, mon Dieu ! jamais ta créature. Pour ton enfant ne peut être un appui. Sur ce roseau si notre cœur s'assure.
Bien promptement il se brise avec lui.
6. C'est donc en toi que mon ftme agitée, 0 Bien-aimé ! vient chercher du repos.
Quand par ton sang elle fut rachetée, Tu préparas tout remède à ses maux.
1 . Mon âme, hélas ! en ma souffrance Ne trouvait plus aucun repos, Et chaque jour mon espérance S'affaiblissait devant mes maux.
2. Seigneur! disais-je, en ta colère Dois-je souffrir ce triste sort ?
As-tu cessé d'être mon Père ?
Pour moi Jésus n*est-il plus mort ?