‹ César MalanChapitre 278 sur 289 · C*£ST VERS LE CIEL QUE LE CHHÉTIEM VOYAGE · texte numérisé non relu

C*£ST VERS LE CIEL QUE LE CHHÉTIEM VOYAGE

1 . Voyageur ici-bas, comme furent mes pères, J*y passe aussi, comme eux, parmi la vanité. Mon temps fuit, il se hâte, et vers Téternité

Il m'entraîne au travers de beaucoup de misères.

2. Comme un vaisseau que bat et fatigue Torage, Mon corps s'use, chancelle et s'apprête à tomber : Je sens mes os fléchir et mes reins se courber : Voici, voici la fm de mon triste passage !

3. Oui, c'est tout près de moi qu'une tombe est ouverte. C'est ma couche : elle attend que j'y sois descendu ! Sépulcre ! tu veux donc que je sois confondu

Avec ces noirs débris dont ta gueule est couverte !

4. Quel serait ton effroi, ton angoisse, ô mon Ame! Si ce funeste écueil où va heurter ton corps, N'était pour toi l'entrée à ces paisibles bords Où du fanal des cieux tu vois briller la flamme ?

5. Non, ce n'est pas la morti Non, ne sois pas craintive, Mon âme ! c'est Jésus que tu vois s'approcher.

C'est au sol du salut que ma nef va toucher !

Veqts ! soufflez ; et vous, flots ! portez-moi sur sa rive !

6. 0 repos de mon Dieu ! ferme et douce promesse, Que ta grâce. Esprit Saint! a scellée en mon cœur!

Je t'appartiens, ô Christ! Oui, moi, pauvre pécheur! Oh! que je meure en toi, tout rempli d'allégresse!

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