‹ César; ou, Le chien du châteauChapitre 38 sur 41 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

LA COMTESSE , DESROSIERS , entrant par la porte latérale à droite, LE GÉNÉRAL, GEOR- GETTE *.

Oui, mon neveu, la voiture nous attend à la petite grille; nous traverserons le parc en nous promenant, et, sans qu'on ait le moindre sou pçon, partis dans une demi-heure...

DBSROSIERS, à la comtesse.

C'est le général !

LA COMTESSE

Qu'importe?... Saluez-le et passons... (à Desrosiers, qui salue.) Trop bas... trop bas avec cet. homme-là... une inclination de tête suffit.

LE GÉNÉRAL, à Desrosiers, qui s'incline.

Vous êtes bien bon, monsieur le marquis. . . et comme une politesse en vaut une autre... ( à part.) Diable de consigne!... (haut.) J'aurai l'honneur de vous dire... que vous ne pouvez pas sortir de cet appartement. ,

DESROSIERS

Et pourquoi donc?

LE GÉNÉRAL

Parce que j'ai ordre d'arrêter le marquis de Caradec, non encore rayé de la liste des émigrés...

LA COMTESSE

C'est vrai... mais on nous a assuré...

LE GÉNÉRAL

Et de faire exécuter à son égard les lois existantes.

Ociel!...

LA COMTESSE

Modérez-vous, mon neveu ; du calme et de la fierté !

DESROSIERS

Mais les lois existantes... vous ne savez doncpas?...

LA COMTESSE

Si vraiment !

DESROSIERS

C'est d'être fusillé dans les vingt-quatre heures. . .

LA COMTESSE

Eh bien ! qu'importe!... Est-ce là ce qui doit faire reculer un Caradec ?

DESROSIERS, tremblant.

Certainement... si on peut reculer... le moment...

LE GÉNÉRAL

Je ne demande pas mieux... adressez vos réclamations.

* La comtesse, Desrosiers, le général, Georsrettf

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