‹ César, scènes historiquesChapitre 136 sur 261 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

MÉTELLUS

César, ce temple est saint et de la république Le trésor

CÉSAR

Est-ce fait?

MÉTELLUS voulant s'opposer aux profanateurs.

Jamais.

CÉSAR

Pas de réplique.

MÉTELLUS

Contre le sacrilège.

Tais-toi.

CÉSAR

Écoute, Métellus,

MÉTELLUS

Mais un tribun, son pouvoir

CÉSAR

Il n'est plus.

La victoire peut tout, ainsi point de harangue, Les armes ont parlé, qu'on retienne sa langue ; Car la guerre n'est pas un temps de liberté. Quand reviendront la paix et la sécurité. Tu pourras faire alors tes discours de tribune ; Que celui d'aujourd'hui finisse, il m'importune.

MÉTELLUS

Quoi ! parler librement, César, n'est plus permis I

CÉSAR

Non, il faut désormais se taire, être soumis Aux ordres que je donne.

':18 • " CÉSAR

MÉTELLUS

O rnpitol(> iir!(i(iii(\ Dcvais-lu Miir un jour inoniii' la irpuhliiiucl

CÉSAR

Silence, Métollus.

Il faut mettre ta main Sur ma bouche, César, ou je parle en Romain.

CÉSAR

Tu ne parleras pas. Réprime cette audace. Et sache en ce moineiit que César te fait grâce, Se relâche du droit (ju'il possède; apprenez, Oui, je le di^ très-haut, que vous m'appartenez, Vous tous, séditieux, par le droit.de la guerre, Par les armes.

MÉTELLUS

C'est trop, quand devrait la colère Faire tomber sur moi la mort... ,

CÉSAR

Il se pourrait.

Prends garde, Métellus, car César te tuerait Si tu parlais encor. — Tu sais, jeune indocile, Que le faire à César est encor plus facile Que le dire. Va-t'en, rentre dans ta maison. Qu'on ne t'entende plus.

MÉTELLUS

Cimber avait raison.

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