‹ César, scènes historiquesChapitre 180 sur 261 · LA CITADELLE · texte numérisé non relu

LA CITADELLE

CÉSAR seul, ensuite DOMITIUS.

CÉSAR

La guerre est déclarée. Ah! guerre sérieuse! Cette ville toujours en troubles, factieuse Par instinct et mêlant le goût des voluptés, La folle passion du bruit, des nouveautés. Qu'elle a reçus des Grecs, avec cette humeur sombre Du peuple égyptien. La fureur et le nombre Peuvent beaucoup. N'importe, ils céderont aussi. Ce sera seulement un peu long; mais voici Domitius. Qu'a-t-il?

DOMITIUS

Égyptiens infâmes !

Hommes, femmes, enfants...

CÉSAR

N'y mettons point les femmes.

'■21H CI^SAll.

DOMITirs.

Pnissioz-Yous Otrc tous loiiLlmyés par les dieux ! Gens sans pudeur, sans foi.

CÉSAR

Mais Irès-ingénieux !

J'ai souvent admiré, ces Grecs, race légère, Imitant sur-le-champ ce qu'elle nous voit faire, Et c'est nous qui semblons alors les imiter.

DOMITIUS

Admire encor ce peuple, il vient d'exécuter Un projet scélérat, et c'est notre ruine.

CÉSAR

Qu'ont-ils fait?

DOMITIUS

Ils ont fait monter l'onde marine Aux citernes d'eau douce et coupé les conduits Qui pouvaient amener la bonne eau. Tous réduits A périr par la soif.

CÉSAR

Je n'en ai nulle envie.

Il faut trouver de l'eau.

DOMITIUS

La source en est tarie,

CÉSAR

La source jaillira.

DOMITIUS

Du sable aride?

CÉSAR

Non.

De plus bas, l'onde est là.

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