COTTA
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SYLLA
Parlez, je veux la liberté, Vous le savez, mon but fut de délivrer Rome Du joug des factions et de combattre l'iiomme Qui, vainqueur, s'appuyant sur les vils plébéiens, Nous voulait renverser, nous les vieux patriciens. On verra quelque jour que pour la république Le péril était là, dans le démocratique, Comme diraient les Grecs; mais, pour les sénateurs On connaît mon respect.
MAMERCUS
De tous nos dictateurs 0 le plus grand, Sylla, ton fortuné génie A du peuple insolent brisé la"tyrannie Et rétabli l'éclat de l'ordre patricien; C'est pourquoi nous osons pour un nom très-ancien T'implorer, voudras-tu consommer la ruine D'un jeune bomme sorti d'une race divine? Ce dernier rejeton du sang des Jubus, César...
SYLLA
Oubliez-vous son oncle Marius, Son beau-père Cinna, mon ennemi?
Pardonne.
PUOLO.GUE.
SYLLA
Je ne pardonne pas, — je veux qu'il abandonne Son épouse, il résiste... eh ! bien, je l'ai privé Des honneurs où, si jeune, il s'était élevé, Du titre de Flamine et de son héritage. Je ne l'ai pas proscrit, que veut-il davantage?
MAMERCUS
Mais il craint ta colère, il craint...
SYLLA
Il a raison.
MAMERCUS
Obligé chaque soir de changer de maison,
Aux premiers feux du jour, il faut toujours qu'il parte
De plus, malade, atteint par une fièvre quarte,
Et rachetant ses jours qu'il lui faut disputer
A la fièvre, au poignard...
SYLLA
Il peut les racheter, De quoi se plaint-il ?
MAMERCUS
Mais, c'est une triste vie.
SYLLA
A César j'en vois un qui doit porter envie