‹ César, scènes historiquesChapitre 52 sur 261 · CKSAIl · texte numérisé non relu

CKSAIl

J'ai l'ii'ii, liiiM", rci'it ;i ("l'nssiis. Cœur riipiilo! Oassus (le poinnii" iiioiiis i|iit' (rupiilcnce avide Mais |(^ voici.

CHASSIS

Sailli r.ésai-.

CES \r..

Sailli Crassns.

CRASSUS

César, lu m'as ('cril.

CÉSAR

Oui, comme à Liiciilliis, A d'autres.

CRASSUS

De tes biens l'état est donc...

CÉSAR

Funeste I

CRASSUS

Dp tout ton patrimoine ainsi licn ne te reste?

CÉSAR

Moi, si j'avais, de plus, cinq millions...

CRASSUS

Eh bien !

Tu serais riche alors. César ?

CÉSAR

Je n'aurais rien Car je les dois déjà.

CRASSUS

Singulière hypothèque !

Mais l'avenir, Crassus !

CRASSUS

La valeur intrinsèque De ce gage est douteuse.

CÉSAR

Est certaine pour moi...

J'ai balancé, Crassus, entre Pompée et toi. Je me sens du penchant, moi, pour ce grand Pompée.

CRASSUS

Sa réputation pourrait être usurpée Quelque peu.

CÉSAR

Je le crois ; et je sais que Crassus Put dompter, sans l'attendre, un jour Spartacus, Que Pompée a tardé sur ce champ de paraître Se connaissant moins propre à réussir peut-être.

CRASSUS

La chose est manifeste.

CÉSAR

Oui, mais, dit Pompéia, Il voudrait épouser ma fille Julia.

Moi, je suis fort tenté de lui donner ma fille, De former entre nous un pacte de famille. Or, si j'y consentais, je n'ai jamais douté Qu'un million ne fût au beau-père prêté Par le gendre en ce cas.

92 r.KSAU.

l.HASSI S.

C'est 1m';iiic()ii|( (le sosUm'CCS, Où trouver celte somme? Où? chez le lui des Perses ?

CI': s A 11.

Non, chez les rarthes.

CRASSL s.

Quoi ?

CÉSAR

Je pense qu'on pourrait Les vaincre quelque jour, et qu'on s'enriehirail Là, glorieusement, (lelle guei're ordonnée, Peut-être qu'à Crassus elle serait donnée. Je pourrais l'y servir. Il faudrait un elTorl, Car lui Pompée aussi la désire très-fort. Et s'il était mon gendre...

CRASSLS » |);.rt.

Alliance falale Et qui grandirait trop la puissance rivale

Haul.

De Pompée. 0 César! veux-tu pour l'avenir Tous deux étroitement contre lui nous unir?

CÉSAR sonri.iril.

Eh ! cela, cher Crassus, de toi dépend.

CRASSUS

Sans don le Je voudrais pour beaucoup t'obliger, mais...

CÉSAR

Écoule, L'état où nous vivons ne peut longtemps durer; Le jiouvoir est llotlant, il faut .s'en emparer.

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