LA PLUS ÂGÉE DES VESTALES
Nous venons, dictateur.
Au nom de la Déesse et du foyer qui biûlc Près du Forum romain et du temple d'Hercule, Nous, gardiennes du l'eu protégé parVesta ; Suppliantes, vers toi, nous venons, ù Sylla, Du jeune Julius te demander la grâce.
PKOLUGUE. 9
SYLLA à part.
Les vestales aussi ! leur appui m'embarrasse.
Haut.
Il a su tout gagner, — quel intérêt soudain
LA VESTALE
Nous croyons obéir à la voix du destin.
SYLLA
Peut-être ce destin est un destin funeste.
LA VESTALE
Veux-tu désobéira l'oracle céleste?
SYLLA
J'ai refusé sa grâce à des noms glorieux.
LA VESTALE
Sylla, qui ne crains point les hommes, crains les dieux.
SYLLA
Oui, j'honore les dieux, en eux je me confie, Car, vingt fois leur puissance a conservé ma vie. Je suis l'heureux Sylla, mon bonheur me vient d'eux.
Tirant de son sein une petite statue d'.^pollon et la baisant suivant s;i coiituuic.
— Ceci m'a secouru dans des pas hasardeux. — Je t'accorde sa grâce, ô très-sainte vestale, Je crains qu'à Rome un jour elle ne soit fatale; Que le sort s'accomplisse, — ah ! dans ce Julius Il est, croyez-le bien, beaucoup de Marins.