‹ César, scènes historiquesChapitre 71 sur 261 · DEUXIÈME PARTIE. 12Ô · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. 12Ô

UN VIEUX SOLDAT

Vois-tu bien, par de là le Rhin finit l'Europe ; Plus loin, c'est la Scythie, un désert tout glacé. Plein d'ombre et de brouillards, de roches hérissé, Qu'habitent les urochs plus énormes encore Que les grands éléphants — et puis, la marlichore Avec sa tête d'homme et ses pieds de lion.

LE JEUNE SOLDAT

Ce César nous conduit à la perdition.

LE VIEUX SOLDAT

Il ne craint pas, dit-on, les dieux, ni les augures; Les dieux sont tout-puissants et vengent leurs injures.. Plus loin, dans ces déserts, la terre touche aux cieux.

LE JEUNE SOLDAT

L'armée y périra pour un ambitieux.

Entre UN CENTURION.

Que murmurez-vous là, laissant, comme des femmes, A des récits en l'air épouvanter vos âmes?

LE JEUNE SOLDAT

Aucun soldat ne craint des ennemis humains, Mais comment affronter des monstres?

LE VIEUX SOLDAT

Ces Germains Ne sont pas des mortels, dans la tombe ils renaissent; La preuve c'est que si l'un d'eux meurt, ils adressent Des lettres à ce mort qui par là rappelé Revient des sombres bords. Ainsi renouvelé

1?«) CKSAU.

Il;iiss;iiil la voix.

l.t'uriioiiiliri'csl luiijDursgraml; [mis, clio/ciix, l'ail tHciin^ë! Lo lon|) secliangoon lioiunuM'iriionimeen loup se change, l'eiîdant des mois enlicis iliiivni leurs longues nuits.

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