‹ César, scènes historiquesChapitre 95 sur 261 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

VERCINGÉTORIX

J'ai défendu ses murs tant qu'on put les défendre; Si l'on m'eût voulu croire on l'aurait mise en cendre; J'exhortai vainement à prendre un grand parti, Mais on ne l'a pas fait, on s'en est repenti.

PREMIER CHEF GAULOIS

Oui, Vercingétorix, en cette circonstance, Par ce hardi conseil a montré sa prudence ; Je le dis, on devait le croire aveuglément. Et son plan fut prouvé bon par l'événement.

UN GRAND NOMBRE DE VOIX

Oui.

DEUXIÈME CHEF GAULOIS

Mais Avaricum ; il s'est passé des choses Là, qui me feraient croire !,..

VERCINGÉTORIX

Accuse si tu l'oses.

DEUXIÈME CHEF GAULOIS

Je l'oserai. Pourquoi t'es- tu tant approché

Du camp où le Romain se tenait retranché ?

Pourquoi laisser sans chef la ville, je te prie,

Et des murs éloigner tonte cavalerie ?

Les Romains sont alors arrivés justement,

Tout cela s'est-il fait bien fortuitement?

Tu veux être, à tout prix, roi do Gaule, et peut-être,

Avec moins de péril par César tu crois l'être.

PREMIER CHEF GAULOIS

Lui, Vercingétorix notre grand chef, jamais.

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