‹ Cette Port-Vendres et NiceChapitre 9 sur 35 · IMPORTA- TIONS · texte numérisé non relu

IMPORTA- TIONS

EXPORTA- TIONS

TRANSIT

CABOTAGE

TOTAL

Aujourd'hui les quais, où deux ans plus tôt, les navires de tous pays avaient peine à trouver place, sont déserts. Ajoutons que ce déclin est loin d'être particulier à Cette et qu'il est commun, au moins pour 19 19, à tous les ports de la Méditerranée, sauf Port-de-Bouc, et à Dunkerque, Boulogne, le Tréport, le Havre, Nantes, la Rochelle, Rochefort, Bayonne.

Le graphique du tonnage total montre que Cette est surtout un port d'importation ; les exportations ne représentent que le 20 % du commerce total. Ce résultat n'est pas spécial à Cette, il est le reflet de la situation générale de notre commerce extérieur : en 1916, les exportations faisaient en poids le 3,53 % de notre commerce extérieur et le i4,o8 % du commerce cettois. La faiblesse relative des exportations permet de comprendre pourquoi, sur le graphique comparé, le tracé des importations offre les mêmes variations que celui du trafic total : sur trente-sept années une seule fois en 1888, les deux tracés ne sont pas de même sens. L'histoire du port nous a montré que c'étaient les importations qui dominaient la vie économique. Aussi le tracé des exportations est-il presque entièrement différent de celui des importations et du trafic total ; d'abord, il offre beaucoup moins d'écarts : vingt-huit années sur trente-neuf, le tonnage varie de 120.000 tonnes à 180.000 ; six fois seulement, il est

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au-dessous de 120.000 et cinq fois au-dessus de 180.000. Ensuite, son tracé est, à douze reprises, absolument contraire à celui du trafic total.

Néanmoins, Cette est un de nos ports d'exportation et non des moindres. En 1918, il se classait en valeur absolue comme dixième, en 191 6 comme le septième. La guerre a eu de malheureuses conséquences sur nos exportations. Le tonnage exporté de chacun de ces ports a diminué et les ports qui exportent pour plus de 10.000 tonnes ont eu leur activité ralentie de 1918 à 1916. Par contre, La Rochelle et Cherbourg prennent rang paimi eux. Les exportations de Cette ont diminué de 2/5, mais le port a moins perdu que la plupart de ses rivaux et il se trouve ainsi le septième de France.

Pendant trente-trois années sur quarante, le trafic annuel de Cette a été supérieur à 800.000 tonnes et douze fois il a dépassé un million de tonnes. L'activité commerciale de Cette en a fait un des plus actifs parmi nos ports moyens. Nous allons voir que pour les relations maritimes et le tonnage de jauge son importance est aussi considérable.

Activité maritime de Cette et ses relations internationales.

Les chiffres du tonnage des marchandises ont permis d'établir l'importance de Cette comme port commercial, mais non son importance maritime ; celle-ci se mesure au nombre des navires et à leur tonnage de jauge. La statistique montre qu'à ce point de vue nouveau, Cette conserve toujours son rang de grand port moyen ; en 191 8, avec 2. 53 1.2 24 tonnes de jauge et 8.202 entrées et sorties, il se classait le dixième de nos ports.

La statistique du mouvement maritime reflète, moins bien que celle du tonnage, l'histoire du port. Encore que les périodes de marasme ou de crise tranchent sur la continuité de la descente, le résultat est plus souvent sans rapport avec les vicissitudes commerciales, il suit les progrès de l'armement ; la capacité des navires augmente, leur nombre diminue. De 1880 à 1891, le trafic varie autour de gôo.ooo tonnes, tandis que celui des entrées et sorties donne deux paliers : i88o-i883 et 188/1-1891. Les années particulièrement bonnes ne sont pas en évidence ; l'augmentation continuelle du tonnage de jauge de chaque navire en fournit la raison : en 1870, le tonnage moyen de chaque navire est de 167 tonneaux, en 1908, il est de 782 tonneaux. Aussi, alors qu'en 1916; 1.87 1.734 tonnes ne demandaient que 3.569 navires, en 1910, 947753 tonnes en exigeaient 3.590 et en 1891-1894, 7^1 -646 tonnes en exigeaient 4.53o.

Ce sont toujours les mêmes raisons d'armement s 'exerçant en sens inverse qui, pour la période 191 6- 191 9, rendent le tracé du mouvement maritime absolument contraire à celui du tonnage. Celui-ci dénote une décroissance brusque et continue, l'autre un redressement marqué.

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