‹ CEUVRES FRANCAISES D'OLIVIER MAILLARDChapitre 7 sur 59 · NOTICE SUR OLIVIER MAILLARD XIX · texte numérisé non relu

NOTICE SUR OLIVIER MAILLARD XIX

Trait contre la luxure vénale : « Et ce qui est bien plus, et ce que je ne peux dire sans verser des larmes, ne voit^onpas des mères qui vendent leurs propres filles à des marchands d'impudicité ? » (Numquid non sunt, et flens dîco, quse propHas filias venundant lenomhu^J) Autre trait contre les juges et les avocats prévaricateurs : « Et vous, nosseigneurs du parlement, qui donne^ sen-tence par antiphrase (contre la vérité), mieux vaudrait pour vous être morts dans les entrailles de vos mères. » (O domini de parlamento, qui dati^ sententiam per antîphrasin , melîus esset vos esse mortuos in utcris matrum vestrarum I ) Autre cofitre le luxe des habits : « Messieurs et MêS' dames, vous avei tous vos plaisirs, vous porte\ de belles robbes d*escarlate ; je croy que si on les serroit bien au pressoir, on verroit sortir le sang des poures gens dedans lequel elles ont été ieinctes! » etc.

Observons, avec Henri Estienne, que Matllard, non plus que Menot, ne fait pas grâce au clergé. Èarlete est moins vif qu'eux sur le fait des ecclésiastiques. Il serait, d'ailleurs, facile de multi-» plier indéfiniment ici les citations; mais comnie il faut savoir se borner y nous finirons par deu:t fortes sorties de frère Olivier, contre les vendeurs de reliques et contre les usuriers :

Page 1