‹ Chairs profanesChapitre 15 sur 20 · OPULENCE · texte numérisé non relu

OPULENCE

Quand la table nue a quitté son drap de givre La rue en qui le soir instaure son décor De fête, la rue ample aux lointains fleuris d'or Parle de folle orgie aux repus fiers de vivre.

Or lui va, la tète en rumeur, et les sens ! — ivre D'un sang dont il ne veut calmer la fièvre, encor Q.u'il sache tout couloir sombre une route à suivre Vers une alcôve tiède ou se garde un trésor.

Tel, il va dans la rue où s'enfle la fanfare

Du vice, alors qu'aux murs, fouetté de vent, s'effare

Le gaz, agitant des reflets qu'on voit courir.

Et pour garder l'orgueil des vins, des viandes rouges, Avare, jusqu'en l'or incendié des bouges, 11 écarte la Chair triste qui vient s'oflrir.

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