‹ Chairs profanesChapitre 6 sur 20 · GARDIEN DE LA PAIX · texte numérisé non relu

GARDIEN DE LA PAIX

Les bottes dont le cuir reflète un jour changeant, Et le képi — par la façon dont il s'incline — Timbré de l'écusson de la Ville en argent, Achèvent Torgueilleux prestige de sa mine.

De tout cet attirail martial qui le rend Si rogue, un détail seul malvenu le chagrine, C'est de voir qu'à sa pèlerine, se dandine Un numéro qu'il eût voulu moins apparent.

Somme toute, avec tout l'argent qui le plastronne, L'uniforme avantage assez bien sa personne, Grâce à lui, que de cœurs n'a-t-il pas subjugués !

Coqueluche et terreur d'infimes hétaïres,

Qiiand vient l'heure de sa tournée au long des quais

Son temps se passe à la cueillette des sourires.

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