Chaleur et froid six leçons faites devant un jeune auditoire, pendant les vacances de Noël 1867
Ces leçons élémentaires sur la Chaleur et le Froid, sont une improvisation savante et heureuse, recueiHie par un sténographe exercé, et dont l’éminent professeur a autorisé la publication, non sans une certaine hésitation. Loin de remplacer le beau traité sur la Chaleur, que je suis fier d’avoir traduit, et qui a eu un si grand retentissement,' elles le feront ardemment désirer et le rendront comme nécessaire à tous les amis du progrès. Je les publie : d’abord parce qu’elles contribueront efficacement à populariser une grande somme d’idées neuves, saines et fécondes; en second lieu, parce qu'un petit volume, à prix réduit, sur cette matière si importante, qui puisse être donné en récompense à leurs élèves, m’était instamment demandé par un grand nombre de ' professeurs de lycées, collèges, institutions, etc. Si je ne me fais pas illusion, à force d’étude et de patience, je suis paivenu à rendre la lecture de ces leçons facile et agréable. La traduction a été ébauchée en partie par M. l’abbé Raillard, en partie par M. Auguste Guiot, docteur ès sciences; qu’ils acceptent mes
remerchnents. \ .
Mes lecteurs apprendront avec joie que je tiens, complètement terminée, sur la quatrième édition anglaise de 1868,, la seconde édition française du chef-d'œuvre : La Chaleur considérée comme un mode de mouvement. M. Gauthier-Villars la fera imprimer en caractères et sur papier de luxe. Elle paraîtra peu de semaines après le bel ouvrage sur le Son, du même auteur, dont l’impression, aussi de luxe, est à peu près achevée.
Paris, le 29 mai 1868.
L'abbé F. MOIGNO.