‹ Chalon-sur-Saône pittoresque et démoliChapitre 73 sur 89 · TOUR DE SAINT-LOUP · texte numérisé non relu

TOUR DE SAINT-LOUP

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CHATEAU DE RULLY

GERMOLLES

ut re foi s propriété des Valois, ce château passe pour avoir été la résidence de la belle Gabrielle d'Estrées. La tradition populaire le dit, mais les documents et les preuves manquent pour affirmer ce fait. Ce beau domaine a subi toutes les vicissitudes communes aux grandes propriétés féodales. Provenant des biens de Sa Majesté, il a été passé, dès 1596, au prince de Poix moyennant une redevance annuelle et perpétuelle as 1,200 livres.

Deux siècles plus tard, pendant la tourmente révolutionnaire, le 14 brumaire an IV (1796), il était adjugé à un sieur Beauvais moyennant la somme de vingt millions cent quarante mille francs payable en assignats.

Cette somme fut intégralement payée en principal et intérêt suivant un quitus délivré par le directeur de l'enregistrement de Mâcon, le 15 février 181 5.

Ce château est aujourd'hui la propriété de M. Baillet Juillet, et je dois à l'obligeance de M. Charles Méray, son gendre, la communication d'un titre de propriété dans lequel j'ai pu recueillir ces intéressants détails.

LA. DEESSE liPONE TROUVÉE A RULLY

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GERMOLLES

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VUE DE CHAMPFORGEUIL

CHATEAU DE CHAMPFORGEUIL

uivant un titre, transaction de 1449, que possède encore aujourd'hui M. du Louvat de Champollon, propriétaire actuel du château de Cruzilles les seigneurs de ce lieu avaient le droit d'aller tous les ans, le lendemain de Noël, prendre un dîner chez le curé de Champforgeuil. Ils devaient être régalés en Hommes d'Etat; de plus un habitant de Champforgeuil devait fournir aux valets le pain blanc, le vin et la nourriture, l'attache et la nourriture des chevaux et des chiens. Ces derniers devaient être servis dans des plats et bassins désignés pour cet usage.

Ce droit, qui était bien antérieur à l449 , paraît avoir été exercé jusqu'au commencement du xvm» siècle, non sans de fréquentes protestations suivies de sommations et de procès. Il était la conséquence de l'abandon de quelques terres et aussi du droit qu'avait le curé de prendre des portions dans le bois de Champforgeuil II y a heu d'être étonné que les curés de ce village n'aient pas cherché à suivre 1 exemple donne par l'évêque de Chalon-sur-Saône en pareille situation un siècle auparavant.

En ,360, Guillaume de Mailly, ligueur d'Écuelles, prétendait qU e l'évêque de Chalon etatt obhgé de le recevoir tous les ans, la veille et le jour de la fête de Samt- Vmcent, dans son palais épiscopal, et de le défrayer avec les gens qu'il amenait, ses chmns et ses chevaux. L'évêque de Chalon, Jean IV Germain de Dimont, résista Mats le gentilhomme, irrité, se vengea en portant le ravage sut les terres du prélat notamment sur celles de Champforgeuil. Jean de Vienne, archevêque de Besancon;

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CHATEAU DE CHAMPFORGEUIL

pris pour arbitre du différend, condamna Guillaume de Mailly à demander pardon à l'évêque de Chalon dans son palais même, en présence des chanoines, en outre à mille florins d'or pour réparations des dommages qu'il avait causés sur les terres de l'évèché, avec injonction de se comporter envers lui comme un bon et fidèle vassal doit se comporter envers son seigneur et reconnaître l'évêque pour tel '.

i. Perry, 124-244.

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