LA MUSIQUE AUX EXCHÈRES
Le public profitant de la vente,
— Messieurs, trente-cinq francs ! Vous lavez entendue, une polka toute neuve !
— Permettez , monsieur le commissaire, il y a des notes dans cette polka, qui ont déjà servi.
l'avocat ek vacances.
La veuve et l'orphelin effrayés eux-mêmes à l'aspect de la barbe tle leur protecteur.
— Jamais le gibier ne sortira d'un temps pareil, à moln» que tu ne lui paies une voiture.
On lit dans le futur dictionnaire de l'Académie : « For comme un Turc. » Expression passée de mode.
Bien détérioré, le pauvre dinamomèlre. On est prié de ne pas taper dessus trop fort.
La Prusse vous rendant votre domestique après son service dans la landwehr.
— Je compte maintenant sur monsieur pour me faire mon ouvragOj
— Sergent, qu'en pensez-vous... tout le monde soldat, comme en Prusse ?
— Mais, malheureux, s'il ne reste plus de bourgeois, qui est-ce qui nous paiera la goutte ?
Il a beau poiter les culottes, paraît que ce n'est pas lui qui est le maître dans son ménage.
— Dites donc, vous ne donnez pas bonne mesure...
— Monsieur, depuis le tremblement de terre, nous nt^ remplissons plus jusqu'au bord; c'est une mesure de prudence.
— Je vais prier le proviseur de te donner du lail le matin.
— Dis -lui que je suis très-dclicat et que le 'médecin me recommande le tabac.
— Mon enfant, que penses-tu de la pièce de Joseph ?
— fliaman, combien crois-tu qu'on me donnerait de mou petit frère?
— Vous ne chargez votre fusil qu'à poudre ?
— Toujours, depuis qu'en mangeant un perdreau je me suis cassé une dent sur un plomb.
A INi: REPRÉSKXTATiON DE JOSEPH.
— A peine au sortir de l'enfance !... Comment tromes-
— Tu sais bien que j aime pas les mineurs 1
— Tu ne conduis pas ion fils à la messe du Saint- Esprit ?
— Ma chère, nous en voilà débarrassés, une messe ne me suffit pas. Je demande un Te Deum.
LEMliARUAS DU CHOIX.
Mon enfant, qu'est-ce que tu préfères, rentrer aujourd'hui à ton collège ou rester à la maison pour que je te mène chez le dentiste ?
Les collégiens dont la santé exigera les Pyrénées auront les ours qui leur serviront de correspondants et les feront sortir le dimanche.
PRIÈRE D L'X COLLEGIEN.
— Madame, je vous en supplie, ne rentrez pas encore dans votre lit. Venez dans notre classe entraîner le professeur et tous nos livres.
— J'ai perdu ! j'avais parié face.
— Gourmand ! Déjà à la buvetle !
'' — Excusez-moi, mais les chevaux aujourd'hui passent avant les dames.
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— Monsieur, ma poudre ne prend pas en plein air.
— Mais alors, sur le champ de bataille...?
— Monsieur; quand on voudra faire la guerre on la fera en chambre.
— Monsieur, avant de vous faire connaître ma poudre inexplosible, j^ti voulu d'abord vous faire apprécier les inconvénients de l'ancienne poudre.
— Né malin, le peuple français finit imbécile.
— Si vous n'avez pas le poids, je vous céderai un] morceau de monsieur... Ça le gêne.
T'aimerais pg-s c't'état-là, toi ?
L'état de maigreur, merci !
— Quelle injustice ! on l'applaudit... En bien, moi, pour avoir franchi un mur, on m'a collé pour six mois de prison.
Lahorcoronat... Joliment vrai en matières de courses.
-^ Dis donc, Gugusse, le nom de cette dame ? — J'en sais rien ; le programme ne donne que le nom des coureurs.
^ Fcurpcois . faut-il aller chercher un peu de colle ? Monsieur ne tient pas !
Tape-l-il son pauvre cheval !
Ali ! bah ! madame lui rendra ça ce soir !
— Joseph, tu es fou !... descendre à la cave daus cette tenue j
— Écoute donc, elle est peut-être inonlôe !
— J'ai la consci('nce tranquille [avec leurs inondations. Si l'eau a fait des bêtises, c'est toujours pas moi qui l'aurai jamais encouragée !
La Seine ayant bien de la peine à retrouver son lit depuis qu'elle a visité les caves.
Cliciiy. — Impr. Mac«ice Loicxon et C" rue du Bac d Asnures, 12.