‹ Cham (volume 2)Chapitre 20 sur 52 · KF TT · texte numérisé non relu

KF TT

— Mou bravo, homme, combien m'achetez-voiis vo; sucres lie pomme?

— Madame vciil dire combien je les vends?

— Du tout. Les autres me les' achèteronl. moi jo vousjes H' vend rai.

— Dis donc, bébé, il faut qu'elle <?e dépécbc la nourrice, «^i '^elle veut faire payer ta dernière dent!

— Tu le laisses embrasser par ce monsieur (jue tu ne connais seulement pas? .

— Bail ! je ferai sa connaissance après, le carnaval est si court cette année !

LA. SORTIE no BAI. VASQUE

«'.luMchanl à reconnaitre son domestique.

— Pas vrai, dis, que tu vas me payer un hàlon de sncro de pomme pour (jue Bébé ne suce pas toujours son pouce?

— Tiens ! le décrotteur qui t'appelle son prince I

— Pourquoi pas?... en lui présentant ma botte je lui ai bien dit : Cire! comme au roi.

— Tiens! il est genlil (C i)elit soldat; j'aimerais bien le commander !

— Je veux bien! commande-moi.,, un bon souper aux truffes!

— Qu(>lle imprudence! venir au bal masqué avec une fluxion do poitrine !

— Est-il dégoûtant, mon sauvage! Au moment de nie cnci- souper il se fait comluire au poste!

— Dame: c'est [K-ul-'tre son restaui.nil! il v ;i ilo- nmi-

[ui avalent des lan ure/

— Tu prétends que ce Grec t adore?... Mais il ne la jamab

vuf!

— Justement!... l'uur régner sur son caur il faut lui être parfaitement étranger... t'entends rien à sa politique.

— Mv.u cher, l'as bicu fait de mettre uu boiurelel.

— Tu crois?

— Mais oui; la femme te faisait trop de bosses au front.

— Tu n'es doue plusfatigué? Jal cru qu lu cherchais à l'asseoir?

— >'e parle pas si haut ! Ce monsieur prulUeriiil de ça jH.ur m'offrir son trône.

— Il m'a jurû «jii il m'ailoraill

— Lui"? Eh bien, ma clière, lu ne risques rien ({ue de dunjior un bon pourboire à ce postillon-là, car il te fait jolmient aller.

— A ! n;on bien ! lui iluei 1 \uu^ lui ivc^ reini- vulre tarte?

— U.i', nialanje,^la carte du jour... je suis re»tauraleur.

— Tiens! lu m'avais dit ([ue lu le mettais en Espagnol et voilà Polonais!

— Sapristi! il est duf conunc le diable ce Uviif!

— Mon>iiur, il a ooj>endant roniporlê un |»i i\ !

— lu piixdt' vcl''raii, alor??

— Tmlh'cilo! vas-tu ]m<; être jaloux do c'ic onfanll

Où ost-cUc la bonne, mon petit chéri?

Elle est tambour-major au Oi^ de ligne.

— Dites donc, mon cher, je ne suis pas Écossaise moi l'hospitalité chez moi ça se paye très-bien.

— Hi! lii! m'sieu! ma bonne n'est pas là! voulez- vous me descendre un inslant dans la rue?

L'Ouvr.Ei SE. — Monsieur! eilc est louée ! Le MoNsiEuii. — C'est une infamie! l'adminislralion n'n pas le (Iroil do disposer de mon (épouse !

— Mon cher, c'est une voiture que je t'économise ; ça fait que lu me donneras les quarante-cinq sous pour ta cour>c!

(^^'^ift^N

— Voulez-vous quitter le bras de Monsieur tout .de^suite jl est défendu aux enfants déjouer avec les allumclles!

— Pardon, madame! Je vous jiu-e que c'est sans intention! -^ Vous n'êtes qu'un imbécile alors'

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— Venlreblou! il esl par trop mal élevé votre bocdf!

— .Mais, monsieur, il lait voir sci titres! il se présente pour le prix de culoUe.

— rrcmier grand prix, apprcK-liez doue.

— Voilà, monsieur le président, voilà! C'e^t ijue, voy< vivons, il est SI modeste!

bœurtommcnci' à avoir des craintes sérieuses à la vue de SCS prétendants.

Mexico croyant de son devoir de prendre lolTonsive vis-à-vi< des Espa^rnol^ do son escorte.

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