‹ Cham (volume 3)Chapitre 3 sur 64 · RUE DU CROISSANT · texte numérisé non relu

RUE DU CROISSANT

Paris — Imprimerie J Voisvcnel, rue du Croissant, 18

Tableau tendant à prouver que le mal de dents est souvent une maladie de famille.

Femme du monde prise subitement de la colique à la campagne (par M. Courbet). Le peintre a voulu prouver qu'il pouvait peindre la femme comme il faut tout aussi bien que la femme commune.

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— Sapristi! voilà une diable de mouche qui s'est posée sur le Meissonnier et me cache tout le tableau.

— Tiens! cela t'apprendra à l'arrêter devant les portraits de femmes polisson!

— Mon brave homme, vous aimez donc les sculptures, que vous restez comme ça devant ce buste ?

— Je me moquions pas mal du buste ! je regardions avec attendrissement la place ousqu'étions attachée notre vache a l'Exposition des bestiaux. Elle était là.

— Voyons mon portrait. N° 417 : « Jeune veau de la plus haute espérance. » Sapristi ! ils se sont trompés ; on m'a vendu le livret de l'Exposition agronomique de l'année dernière.

lu-NX sangliers, atteints d'une fluxion affreuse qui leur rend la tête méconnaissable, prennenl un bain de

pieds sur la recommandation d'une personne de leur connaissance.

— il a été très-insolent, ce peintre. Prends-lui son numéro, ça servira de leçon aux autres.

— Ah ! mon Dieu ! Caroline, tu fais peindre ton portrait habillée en zouave ?

— Que veux-tu, ma chère, le peintre n'a pas voulu me faire autrement, ce sont les seuls portraits que l'on regardera à l'Exposition de cette année, à ce qu'il dit.

— Dites donc, bourgeois, j'ai posé dans ce tableau que vous avez l'air de vouloir critiquer.

Le colonel des zouaves faisant l'appel de ses soldats à l'Exposition pour voir ^ii en manque un, — rous présents.

— Gré coquin : le sculpteur i rai ck a bien réussi la tête de mon géni rai, mais les jambes, c'esl pas ça :

— Capitaine, avez-vous remarqué mon portrait qui est à l'Exposition ?

— Oui, mon ami, oui, et comme tes habits m'ont fait l'effet de n'être pas bien brossés, tu feras quatre jours de salle de police.

— Rendez-nous nos vingt sous ; nous n'avons pas trouvé notre portrait à l'Exposition. Il y a des gens qu'ont pas payé plus que nous pour entrer que j'ons trouvé leur ressemblance sur des portraits.

Christophe Colomb demandant l'hospitalité pour lui et son singe à la porte d'un couvent.

César, sortant de se payer un bon déjeuner, attend que sa digestion soil faite pour ti averser le Etubicon.

OKB ERREIR Dl' LIVRET.

Mademoiselle Rosa Bonheur avec Du Baffe... peint par du bœuf... Non, avec du bœuf peint par Du Buffe.

Samson prenant des familiarités avec son coiffeur.

DesauK raccommodant une jambe cassée par une

incorrection de dessin.

îVota. — Le peintre n'ayant pas eu le temps de terminer son tableau a rempli les trois quarts de sa toile, avec le cadre.

— Il ne fait pas clair dans ce coinn i, < n ne distingue pas votre tableau, qu'est-ce qu'il représente i

— Un effet de soleil.

— Diable ! je n'aurais jamais deviné ça, j'ai failli me casser le cou devant

Portrait de M.'"', professeur d'anatomie, travaillant a son jardin. — Le professeur a quitté sa peau pour travailler plus à son aise.

Ce n'est pas la faute du jardinier si l'on a placé la sculpture au milieu de ses plantes.

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ÉTIDE 1)1. IIOI'dIE. PAR M. VAN CHANDELLE.

i h monsieur et une di se demandent si réellement

ils ont a se féliciter de la bougie qu'ils prennent chez leur épicier.

Trois personnes p unies dan- un salon attendent que l'une d'elles, atteinte d un rhume de cerveau, ail fini de se moucher i ' reprendre (eui conversation.

Vaches laitières bourdonnant autour d'un bouquet de Heurs dont elles viennent prendre le suc. dans l'espoir d'améliorer leur lait et d'obtenir une médaille a l'Exposition.

— Ali ! saprelote ! voilà de; plantes grimpantes qui se son! emparées de mon buste.

Le géant du café Mulhouse obtenant de son cafetier l'autorisation d'aller au Havre prendre un bain de pieds.

i.k fil?. — Olivia, la, la, pourquoi me tirez-vous les oreilles !

la mère. — C'est la vue du tableau de M. Charles Marchai qui tevaul cela, polisson! On 61s qui souhaite la fête .1 sa m- iv: lui, tu ne m'as jamais offert seuli meut une orangi .

— polissons d'enfants! nous ne vous mènerons plus jamais à l'Exposition voir les belles batailles de M. Adolphe Yvon, puisqu'elles vous font cet effet-là.

— il est insupportable cet enfant ! J'ai eu la maladresse de le mener au buffet de l'Exposition de peinture ; maintenant chaque fois qu'il voit un tableau il demande à manger : ! !

appelé dans une maison pour soigner une dame souffrante, le médecin demande ;i la bonne si sa maîtres e esl dans l'habitude de coucher la tête ba se

Un seigneur de 15 à 50 ans, frappé de la malpropreté

de ses d «tiques, cherche à leui donni i le bon

exemple en se lavani les mains devant eux.

Craignant de s'attirer une affaire avec la société protectrice des animaux, une jeune fille dépose avec soin sur un coussin une puce qu'elle vient de se prendre sur le corps.

Femme du monde protégeant un veau marin.

t'n peintre retire un papillon île des>u* une (leur pour s'y asseoir lui-môme, prianl un enfant de vouloir bien garderie papillon sur son «entre pour quelques instants.

[ùe faisan l momentanément tomber la colère de Roland le furieux.

Chiens de chasse n'ayant pas l'habitude du dessin de M. Courhet se précipitant sur un buisson qu'il- confondent avec un chevreuil.

Ce farceur d'Apollon négligeai sa voiture pour un

ballon captif.

— Lolo, si tu n'es pas sage, je vais te faire manger par ce buste.

— Oh : non, m, un, m g r8© ' i'' serai sage

— Toutes les tables sont occupées au buffet I l 'est m mal arrangé aussi cette exposition 1 ces diables, de . prenni m presque toute la place.

Le public poussant a la roue pour aider la charrette à sortir de l'Exposition de peinture.

— Ah diable ! vous avez eu l'honneur d'être admis à l'Exposition. Vous êtes peintre?

— Non, monsieur.

— Sculpteur ?

— Non, monsieur; je suis cuisinier, .je suis attaché au buffet.

I.e dernier d«s Mohicans faisant force de rame dans l'espoir d'arriver à temps pour les régates du Havre et disputer le prix au sût de Franc-BoUy.

ÉPISODE nr nm.ru ni COMBAT DBS nu mi

Un brave Breton prend sa clef pour bj mettre dans

ledos d'un anglais qui saigne dn nez.

\rti-te cherchant à apercevoir son buste à l'Exposition. — Oh ! je n'avais pas besoin du livret, je avais besoin

delà carte: moi venir ici pour manger.

- i e qui manque a l'Exposition, c'esl un chef d'école.

— Oui, mais ou a un fameux chei de ( uisine.

— comment distinguer le buste de la plante, lous deux eut des cheveux.

Une dame se promenant à cheval au milieu de sa provision de bois, afin de s'assurer si son portier ne lui vole pas des bûches.

L'Ange exterminateur voulant ménager son sabre se contente de chatouiller la planle des pieds d'un réprouvé.

Zruxis peignant les cinq beautés de la Grèce avec son cure-dents.

Soldat de Jules César arrêtant une femme qui veut se jeter du haut du i t des Vrts.

Portrait d'une dame dévorée par son boa.

Turcs descendus à l'hôtel du Louvre, témoignant leur étonnement de voir que le garçon n'a pas décrotté leurs souliers, qu'ils avaient cependant mis à cet rit'rt en dehors de leur appartement.

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