LE DISCOURS LATIN
— Je veux que lu relires noire lils du collège , si l'éducaliou doit le rendre aussi ennuyeux que ce monsieurlà, je préfère qu'il n'en ait pas.
— Pardon, madame, c'est votre Dis que j'ai appelé.
— Je veux voir avant les livres (jue vous lui donnez. J'ai pas envie qu'il lise du Voltaire uu du Henan.
— C'est ridicule, ma chère, volrc lils a eu le priv de géographie et il ne peut seulement pas me dire dans quel quartier se trouve la rue où je demeure !
— Tmii prix (le tiessint's pour moi !
dessin !
Tu sais,
je ne Irouve pas ça propre.
.. Une pajj'e df m-z que tii as s'ils prisent, je n'en veux pas,
— Dans son discours lalin il a parlé de la marche des éludes.
— C'est donc (.a ! plusieurs fuis j'ai remarqué le mot omnibus. Elle est très-hardie celle comparaison-là !
Allant clierclier bach.
un priv -^ur un air de ce diable d'Offen-
— C'est absurde, les couronner quand ils sont jeunes au lieu de les couronner dans l'âge mûr, cela cacherail leur calvitie!
— T'as pas eu do prix ? Tu conçois, mon chéri, momprit que tu n'as nen fU à ton colléj;p, c'est bien moins que tu reçoives quelqu»' chose à la maison.
du
le
LE PORTIER. — I.e fils du locataire du troisième a remporté qnatre prix ;i son collège.
LE PROPRIÉTAIRE. — Je vais en profiler pour l'augmenier. Il a le cœur content, il n'y fera pas attention.
— Mon petit Charles, je t'en prie, sors de là-dessous. Ces dix mille instituteurs viennent voir l'Exposition, ils ne songent pas à te faire travailler.
— Oh! Charles, petit malhenrenv !
— Je me prépare à^ aller au concours, faut pas que ma bouteille de vin me fasse peur ce jour-là!
vin ?
Une bouteille île vin pour aller au concours"!' \)\iv[
— Je vais concourir enMiistoire ancienne, faut du \in très-vieux, en rapport avec le sujet à traiter.
Tu n'as rien apporte* de Ion collège pour l'occuper pondant ces longues vacances ?
— Si maman, trois pipes que je vais culotter pour des camarades.
Jean Marif Farina mis complélemenl à sec par les dix mille mouchoirs de pocha des instituteurs primaires.
Avides de s'instruire, les dix mille instituteurs se précipitent sur les machines de l'Exposition pour bien on étudier le mécanisme.
Le-? insliliittnirs primaires profitenl de rt* qu'ils soni en force pour se précipiter sur un journaliste connu et lui appremlre la langue française qu'il ignore.
— Tiens, l'ailniinistration des contributions qui vient de créer des limbres-posle pour afîrancliir les mais((ns.
— Ali! quel honlieur ! vois donc, maman', on attaque la dilieence comme dans les romans !
M. Siraudin courant en Provence embrasser le« 'bri^^ands qui arrêtent les diligences. La pièce du Courrier de Lyon va reprendre de l'intérêt.
E>FI\Î UbIRMÈRE REI'KEStMATION l)K LA VIE l' VRISIEN.XE.
Les malheureux aclcurs jouant la pièce à quatre palier, n'ayant plus la force de se tenir debout.
M ()llV'iil)aLli ne se rend pas compte coinmenl Heniani peut f.'iire de l'arj^ent avec son cor, s'il ne joue pus de sa musique à lui OITenbach.
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LE NOLVEL Ol'ERA.
— Ne te semble-t'il pas, mon ami, qu'il manque quelque chose sur le haut?
— Ma chère amie, attends, l'édifice n'est pas encore couronné!
— Ah! malheureux! pourquoi que l'as voté pour le candidat de l'opposition ? Je sasions bien que ça nous porterait malheur! Voilà nos poules qui sont déjà malades !
Pa^j bète la niusique iu>se! raollit' un oiseau sur son casque pour faire croire que c'est lui qui fait les couacs.
Le concours des musiques militaires venant réveiller les chagrins de celle pauvre cavalerie française.
— La musique des jjendarmes... S'ils aiment tant les instruments de cuivre, pourquoi qu'ils nous metleat au violon, nous autres ?
CONCOURS DES MLSigUES MILITAIRES.
Comme quoi la musique prussienne aurait pu s>e ressentir des dernières guerres.
Orner -Pa'ha venant à Paris renouveler sa provision de drapeaux luros. Ces Cretois sont si indiscrets !
— Dis donc, ce Lopez... est-on heureux de ne pas avoir des gens comme ça dans sa famille!
— Vous avez vu ma vitrine? eh bien, monsieur, je n'a eu qu'une médaille de bronze ! .N'ayant pas le droit de m'en prendre au jury, permettez-moi de m'en prendre à vous. Faut que je me soulage!
— Saperlolle, vous fermez vos soupapes et vous mettez tout votre cliarbon?
— Quand on n'a obtenu qu'une médaille en bronze, fau bien s'étourdir un peu!
— Les bourgeois m'inlimidenl^ je ne joue vraiment bien que dans les fossés des fortilications.
— Tu ne joues plus du violon? le voilà à la harpe?
— J'ai répondu au patron, il m'a mis à la harpe, c'est plus lourd !
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— El allez donc! du moment que ma vitrine n'a rem-
Porlé qu'une médaille de bronze, c'est pas la peine qu'on examine.
— Madame, voire lils p'a pu o])lenir le prix de piano, il n'a pas d'oreille.
— Mais, monsieur, s'il n'avait pas été sourd , je n'aurais jamais eu la barbarie de lui faire apprendre un instrument pareil.
Le jury arrivant a ^on soixante-quatrième pianiste! Plus que quatre-vingt-cinq à entendre!
— Ce monsieur, qui passe, c'est le prix de tragédie.
— Allons-nous-en bien vile, s'il allait nous dire quelque chose!
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COCOURS D^ TRAGÉDIE.
Récit du songe devant un jury parfaitement préparé à la chose.
— Vous désirez entrer à mon service? Mais il s'agirait de monter derrière ma voiture.
— C'est ce qui m'a décidé à me présenter. J'étais recors I
— La consigne est changée. Vous les empêchiez de sortir, maintenant vous les empêcherez de rentrer.
— Ah ! c'était pourUuil le bon temps ! je no payais pas de loyer !
— Monsieur sort de Ciichy 'i la course se paye d'avance.
Attendant qu^on lui rende sa famille, la contrainte par corps étant abolie.
Clichy. h\\\ Maurice Loioon ei C''', rue i>u Baoi) Aumf.res, 1:2.