‹ ChamChapitre 31 sur 36 · NENA-SAÏB ET SON BARBIER · texte numérisé non relu

NENA-SAÏB ET SON BARBIER

— Barbier, qu'est-ce qu'il y a de nouveau ?

— :\lais, il y a que votre tête est mise à prix pour 30,000 roupies ; c'est une jolie somme.

— Pardon, je crois que ma barbe pourra aller comme ça pour aujourd'hui.

M. Prud'homme ayant la bonté d'aller tous les jours au Jaidin des-Plantes lir^au tigre du Bengale les nouvelles de chez lui

Entre deux maux, mieux vaut choisir le moindre.

— Mon cher Kabyle, vous voult z faire causer la poudre ; mais voyez donc nos orateurs.

— Tiens, mon prarçon, voici les outils pour travailler à la route de Kabylie. Tu déblaies d'abord ton terrain avec celui-ci, puis tu continues avec l'autre ; c'est pas plus malin que ça.

L'administration du chemin de fer algérien prie instamment messieurs les voyageurs de vouloir bien ne pas mettre leur lête à la portière.

— Di-:-donc, lu vas me donner ton fusil, je l'enverrai au pays pour qu'ils commencent un chemin de fer avec.

— Bah ! on vous enlève la Kabylie ? Si j'étais de vous je demanderais qu'on me fasse alors une position : garçon de bureau dans un ministère ou graisseur sur une ligne de chemin de fer.

Route de Kabylie. -- Toujours tout droit.

— On a démoli des bicoques que l'on remplace par des monuments, et la Kabylie n'est pas contente. Ingrate

— Eh bien ! qu'est-ce qu'il a donc, celui-là ? Tous les habitants de la Kabylie ne sont donc pas pacifiés ?

— Kabyle, mon cher, vous êtes maintenant mon ami ; je vous prierai de vouloir bien me présenter à madame.

Nouvelle construction élevre au sein de la Kabylie, dans le but d'amener la ruine complète des Kabvles.

Dumanet voyant avec plaisir qu'il n'aura pas à essuyer les plâtres dans les forts de la Kabylie, les Arabes se chargeant de faire sécher les murs.

— Nom d'un petit bonhomme ! faut bien que les Kabyles aient des fusils de cette longueur-là pour se promener en équilibre sur leur pays !

Si,

— Il doit être Ires-nial là-liaut. Et dire que je vais peut-être me faire casser les reins pour lui prendre >a place î

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