‹ ChamChapitre 35 sur 36 · I.V MI-CAHÊME · texte numérisé non relu

I.V MI-CAHÊME

— Tu vas au bal avec une chemise sale ?

— Je vais au bal des blanchiî^seuses ; je la leur laisserai en les quittant.

— Mais monsieur, faites donc attention! Au bal des blanchisseuses, il faut regarder où 1 on asseoit sa danseuse !

— Pardon, matlume, le colillon va-t-il bieiilôl partir ?

— Adressez-vous au conducteur.

— Madame, c'est une horreur ! vous avez quitté le bal pour aller chez ce monsieur?

— Mon ami, il conduisait le cotillon ; j'ai été obligée de le suivre !

l?f MARI CONDUISANT SA Ft;>IME DANS LE MONDE.

— Mon ami, je t'assure que cela t'amuse beaucoup d'aller tous les soirs au bal.

— Mon tils, je vous présente l'arbre du •;20 mars^! puissiez-vous lui ressembler un jour pour l'exactitude à remplir vos devoirs \i<-à-vis de la société.

— Toujours à te plainJie... T'as pourtanl pas la prétcnlion de cUanger les saisons ! la nalure sait mieux que toi ce qui nous convieQt !

— Dis donc, maman, pourquoi qu'il fail tant d'embirras l'arhie du 20 mars, voilà une statue qu'est tout aus?i avancée que lui ?

— Garçon, rafficlie nous a trompés! c'est la déesse du bueuf maigre !

Tu ainiMies lun 1» tiiclnT f!iez ni.»i ?

Mon accompagnalt'iir |i(tur la chanson du biMif gras.

\ I.ONGOU.VMP.

— Mon ami, c'est indiscret ce que tu fais là !

— Laissez-moi donc tranquille, je veux voir les modes Je LoDgchamp !

Deinaialaiil à Gladiateitr de poser son sabol sur une page de son album d'autographes.

LES COCHERS JOUISSANT DE LF.IR RFSTi:.

Prochainement des refuges pour les piétons

Pourquoi, à Jour tour, les voilures ne seraient-.'lle> pas protégées conli e de certains piétons 'f

— Qii' as-tu fait à cette poule, elle parait tout effarée ?

— Je lui ai changé l'œuf qu'elle couvait contre un œuf rouge ! elle s'est ima.:iné que son petit allait venir au monda aTBC la petite rougeole !

— Saperlote, j'avais fait consigner tous mes créanciers et en voici un qui s'introduit chez moi dans un œuf de Pâques !

— Il s'est joliment moqué de toi, Ion vicomte ! il t a donné un œuf rouge pour ton œuf de Pâques ?

— Oui, ma chère, il m'a juré qu'il était peint par Delacroix et qu'il l'avait payé quatre mille francs à la vente.

S'exerçant à parler devant le public avant d'aller à la salle Valentino.

— Je suis iulieux, oii me fait \eiui pour duiiuer une conférence, jo parle trois heures ! clioisissant mes expressions.

— Où donc ça ?

— Je ne l'ai su qu'après ! aux sourds-muets !

— Miiis. nt -n ami, lu os l'ou ! vouloir crier les légumes de cel homme dans la rue '(

— Jla chère, c'est pour m'apprendre à parler en public !

— Il parait que toutes les rues vont porter le nom .d'une ae nos Mctoires !

— Cristi ! faut que Paris soit joliment grand tout de

— L'.st pas mon chemin, mais c'esi égal ! J'ai idée que c'est un Prussien qui est dans ma voilure, ça le fera enrager de p.'i.s>r>,r par ici !

Cuiiniiiijinui il suflira iltî picriili-c un liaire [luui lopasser SOI! Iiisittire d»' France.

Faul-il qu'elles aient du courage ces pauvres bêles ! s'enfermer avec un homme aussi léroce !

Le LiuH (t)ininreux de M. Ponsards' habillant de façon à pouvoir faireTâcour a tout le monde.

La marquise de M. Ponsard se trompant, ua beau soir, ^\c lion et tombant avec céuv de M. IJatty qui ne sont nul- It'in 'iil amoureux.

^.J5S«i5-i«§!SSS5èSS x>.

MODE DU JOUH.

— Ma chère, il est Irop pijiil !

— Tu troir es ? c'est lui boucle !

— Tit-us ! Jo croyais que c'était le cadre,

-^Qiie veu\-lu, ma leinme sorl avec mon chapeau... l'aiit bien que je mette le sien !

— Avec c'te nouvelle mode mon petit Jules m'a quittée!

— Bah !

— Mais oui. Il ne pouvait pins me prendre la taille! elles ■ont trop hautes aujounllmi.

— Joseph, qu'est-ce que vous appelez donc dans la rue ?

— Madame, je fais signe à la machine de monter balayer le salon; je suis fatigué.

Dites donc, baron, vous ne regardez pas le Svleil ?

Ma foi, non !

C'est juste, vous n'êtes pas un aigle !

Les postillons faisant le grand écart pour servir à la fois les deux petits journaux.

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