ACTE PREMIER
NIGOLETTE.
Vous connaissez mon cousin par alliance?
LA OHAMBOTTE.
André Montrachet? Beaucoup ! C'est un vieux camarade !
NIGOLETTE.
Ah ! Asseyez-vous donc.
LA GHAMBOTTE, obéissant.
Attention I
NIGOLETTE.
Quel homme est-ce?
LA GHAMBOTTE.
INIais... Vous le savez mieux que moi^ puisqu'il est votre parent.
NIGOLETTE.
Oh ! Je vis dans le midi, les trois quarts de l'année... Depuis dix ans, on ne voit plus beaucoup André chez nous. Ma tante qui l'adore, en parle sans cesse, mais il ne faut pas se fier à ce qu'elle dit ! C'est votre avis que je voudrais !
LA GHAMBOTTE.
Mon Dieu! André est un très gentil garçon...
NIGOLETTE.
Oui... oui... Passez tout de suite aux rosseries.
LA GHAMBOTTE.
Mais on ne peut penser que du Lien d'André 1 11 n'a aucun sérieux dans le caractère, ce n'est pas sa faute ! il fait une noce à tout casser.
Vraiment?
LA. GHAMBOTTE.
Il ne vit que pour les femmes I On le rencontre toujours avec une nouvelle personne au bras !
NIGOLETTE.
Des grues?
LA GHAMBOTTE.
Gomme vous dites !
NIGOLETTE.
Fi!
LA GHAMBOTTE.
Ne m'en parlez pas! Moi... je ne lui en veux pas, parce que je suis un homme, mais si j'étais une femme !
NIGOLETTE.
Il mène une vie mouvementée !
LA GHAMBOTTE.
C'est-à-dire que le bâton de chaise est un emblème de calme^ auprès de lui!... Tandis que moi!...
NIGOLETTE.
J'en étais bien sûre, André est un polichinelle !
On en cause ! Gardez-moi le secret là-dessus ! Pour rien au monde, je ne voudrais faire du tort à un vieux camarade.
NIGOLETTE.
Ne craignez rien 1 ça reste entre nous 1 C'est égal, je suis bien contente! Vous êtes gentil, mon petit La Chambotte ! Pour votre peine je vous accorde une valse ! Venez...
Elle sort.
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