ACTE PREMIER
ANDRÉ
Mais rien... ma tante, rieni
MADAME DE MONBISSAG.
Elle est furieuse contre toi !
Il n'y a pas de ma faute 1... C'est un simple malentendu. Cet idiot de La Chambotte m'avait chargé de tâter Nicolette... je l'ai tàtée.
MADAME DE MONBISSAG.
Tâter? Qu'est-ce que tu me chantes?
ANDRÉ
Oui... pour le mariage!... Elle s'est imaginée que c'était moi qui voulais l'épouser... et, quand je l'ai détrompée, elle s'est fâchée contre moi...
MADAME DE MONBISSAG.
Elle n'a pas eu tortf...
ANDRÉ
Hein?
MADAME DE MONBISSAG.
Tout ça, c'est de ta faute!... Tu montes la tête à cette petite...
ANDRÉ
Moi? J'ai monté?...
MADAME DE MONBISSAG.
Et après, tu lui apprends que c'est pour le compte d'un autre? Tu fais un joli métier, mon garçon, mes compliments!
ANDRÉ
C'est ça! Attrapez-moi par dessus le marché!...
Voici une enfant qui est désolée, mortifiée... bref, qu'est-ce que lu comptes faire maintenant!
ANDRÉ
Vous dire au revoir, et prendre la porte le plus vite possible.
MADAME DE MONBISSAG.
Ah! mais non... il faut d'abord réparer le mal que tii as causé.
ANDRÉ
Puisque je vous affirme que je n'ai rien causé!...
MADAME DE MONBISSAG.
Moi, je t'affirme le contraire... Et je ne vois qu'un moyen de réparer. C'est que tu épouses Nicolette 1
ANDRÉ, bondissant.
Que j'épouse!... moi?... Ma tante, nous entrons dans le domaine de la fantaisie !
MADAME DE MONBISSAG.
Tu ne peux pas t'y refuser> parce que tu es un honnête garçon I
ANDRÉ
Encore une fois!
MADAME DE MONBISSAG.
C'est ton devoir, et c'est ton intérêt...
Mais...
MADAME DE MONBISSAG.
Tu es à l'âge où l'on a besoin d'une affection sérieuse, d'un foyer !
ANDRÉ
Ma tante, laissez-moi rire!... Vous dites?...
MADAME DE MONBISSAG.
Et c'est cette petite-là, qu'il te faut, pas une autre;