Sainte-Beuve, Causeries du lundi (tome IV
» Chateaubriand et son groupe littéraire (tome I,
4e leçon).
11. C. d’Héricault, Une bibliothèque de l’esprit français (Revue
des Deux-Mondes, 1er avril 1853).
12. H. Fouquier, Au siècle dernier , Bruxelles, Kistemaekers, s.d,
in-18.
13. Rimbault, Cliamfort et Fonlanes, Versailles, 1874, in-8°.
14. Burin-Desroziers, Çhamfort et Delille (Bulletin histor. et
scientif. de l’Auvergne, février 1891).
15. A. Philibert, Profils littéraires (Clermond-Ferrand, 1880,
in-18).
TABLE DES MATIERES
Introduction. . 1
CHAMFORT LITTERATEUR 7
Chapitre I. — Origine et éducation. — Doutes sur l’origine de Chamfort : les deux baptistaires. — Pourquoi il est intéressant d’examiner la question de son origine. — Son entrée au collège des Grassins ; ses succès et ses aventures scolaires. — Ses débuts dans la vie : son préceptorat chez Van Eyck et ses années de bohème
Chapitre II. — Débuts littéraires. — Pourquoi Chamfort chercha longtemps sa vocation. — Collaboration au Journal Encyclopédique (de 1761 environ'. — Chamfort en quête d’iin modèle. — La Jeune Indienne, 1764 : succès de cette petite pièce ; comment il s’explique. — Le premier prix académique de Chamfort : Epître d’un père a son fils, 1764.
— Ses premiers rapports avec les gens de lettres : Voltaire, Duclos, d’Alembert, Delille, Sélis, Saurin, Thomas. — Succès galants et mondains. — Chamfort et le duc de La Vallière.
— Maladie et dénuement ; comment il est sauvé par Saurin et l’abbé de'La Roche. — Sa collaboration au Grand Vocabulaire Français, 1767. — Le caractère de Chamfort pen-
dant ses années de jeunesse. 18
environs de la trentième année, si Chamfurt ne se prépare pas à devenir un moraliste, il y est préparé par les circonstances de sa vie et par les sujets de concours académiques qu’il doit traiter. — Prix remporté à l’Académie de Marseille sur cette question : Combien le génie des grands écrivains influe sur l’esprit de leur siècle (vers 1766"). — En 1768,
Eloge de Molière : solennité de la séance où le prix est décerné ; appréciation du discours de Chamfort. — La petite comédia du Marchand de Smyrne (1770) ; son mérite et sa portée. — bib iothèque de Société, recueil composé avec d'Hérissant (1771). — Nouvelle maladie de Chamfort: quelle déception elle lui cause. — Eloge de La Fontaine (1774). —
Il met Chamfort tout à fait en vue. — Mérite de cet ouvrage.
— Chamfort dans le monda des Choiseul — Chamfort poète agréable à la cour. — Mustapha et Zéangir (1776). — Histoire des représentations de cette tragédie. — il n’est pas vrai que son.demi-succès ait été la grande cause de l’amertume de Chamfort 48
Chapitre I. — Années de retraite. — Relations de chamfort avec Vaudreul et Mirabeau. — A partir de 1779, durant quatre années, Chamfort recherche la solitude ; il recherche-
TABLE DES MATIÈRES
aussi l’obscurité. — Pourquoi ? — L’âge, la maladie, déceptions politiques. — Il se dégoûte de la. vie d'homme de " lettres et de son manège. Pourquoi ? Piraterie dès éditeurs et des libraires, morgue des gentilshommes et des comédiens, tracasseries de la censure, vilenies et manies des écrivains de profession, vanité de la célébrité littéraire. — Une circonstance, restée mystérieuse dans la vie de Chamfort, achève son désenchantement. — Sa liaison avec Mmo BulTon le détermine à la retraite absolue, après sa réception à l’Académie (1781). — Ce que fut cette liaison ; de l’influence qu’elle a eue sur l’esprit de Chamfort 81
Après la mort de Mmc Buffon, il rentre dans le monde. — Ses relations avec Yaudreuil : leur caractère. — Chamfort et Mirabeau : leur correspondance, leur collaboration ( Pamphlet sur L’Ordre de Cincinnatus, 1785).— Que penser de l’admiration de Mirabeau pour Chamfort ? 111
Chapitre II. — Ciiamfort observateur et moraliste. —Dès 17S0 Chamfort a certainement commencé son recueil de Pensées et d 'Anecdotes. — Entrepris sans dessein exprès, il semble que ce recueil ait été plus tard destiné par Chamfort à devenir un tableau de la société aristocratique de son temps. —
Les observations de Chamfort méritent-elles créance ? Comment il juge la monarchie, la noblesse, le clergé ; ce qu’il pense de la vie mondaine à la fin du xvm0 siècle. — Examen de la règle de conduite qu’il se trace et de ses con-
clusions de morale pratique 130
qu’en aient dit les pamphlets royalistes, ce n’est ni la cupidité, ni l'ambition, ni l'envie qui engagèrent Chamfort dans la cause de la Révolution. — Preuves de sa conviction et de son désintéressement. — 11 ne joue pas de rôle officiel, mais exerce une action réelle en tenant parfois la plume pour Mirabeau et Talleyrand. — L 'Adresse aux Provinces de février 1790 a été rédigée par Chamfort. — Chamfort journaliste : ses articles au Mercure. — Ses mots et leur portée. — A-t-il été un conspirateur? — Ce qu’il faut penser de la conversation rapportée dans les Mémoires de Marmontel. — A-t-il été un fanatique ? 201
Chapitre II. — Ciiamfort républicain et démocrate. — Chamfort a vu très tôt que la République devait sortir de la Révolution, et a travaillé à hâter son avènement. — Sa polémique contre les institutions monarchiques, le Discours sur les Académies (1791). — Le parti républicain après la fuite de Varennes : rôle qu’y joue Chamfort. — Ses articles sur les réformes sociales à accomplir. — Intérêt qu’il attache à l’organisation d’une éducation nationale. Rapport de Talleyrand sur l’Instruction publique (septembre 1791). — Chamfort n’en fut-il pas le rédacteur?. . . . 229
Chapitre III. — Ses dernières années ; sa tentative de suicide et SA mort. — Après la Constituante, Chamfort se retire peu à peu de la vie militante. — Que furent ses relations avec les Girondins ? — Les Tableaux île ta Révolution de 1791 à 1792. — Valeur historique et littéraire de cette publication. — Chamfort à la Bibliothèque nationale (août 1792'.
TABLE DES MATIÈRES 309
— Dénoncé par Tobiesen Duby, il est enfermé aux Madelonnettes en' septembre (1793). — Relâché après une courte détention, il doifne sa démission de bibliothécaire. — Dénonciation nouvelle de Tobiesen Duby ; tentative de suicide de
Chamfort. — Sa mort (13 avril 1794) 262
conclusion 283
appendice contenant des pièces inédites relatives à Chamfort. . 2S8
Vu et lu en Sorbonne, lj le 20 Février 1894, par le Doyen de la Faculté des Lettres de Paris,