‹ Champ d'observation dans l'examen ophtalmoscopique à l'image droiteChapitre 4 sur 12 · DANS · texte numérisé non relu

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Introduction.

La détermination du grossissement et de l'éclairement des images, celle du champ d'observation, forment, après la connaissance de l’appareil lui-même, la base d'étude de tout instrument d’optique. Ces mêmes questions de grossissement, d’éclairement, de champ d'observation doivent être également résolues à propos de tout procédé d’ophtalmoscopie.

Bien que depuis le travail de M. Landolt (1), le grossissement des images ophtalmoscopiques soit, à notre avis, un sujet bien élucidé, les recherches se portent encore de préférence de ce côté. Et l’on délaisse l'étude cependant importante du champ d'observation ophtalmoscopique.

Helmholtz, l'inventeur de l’ophtalmoscopie, est celui qui le premier a déterminé le champ d'observation (2). Il donne un procédé peu rigoureux dans le cas de l’image droite, carilne tient pas compte de la dimension de la pupille de l'œil observateur.

Les ouvrages classiques laissent la question dans l'ombre ou

(1) LANDOLT. Le grossissement des images ophtalmoscopiques. Thèse Paris, 1874. ”

(2) Hezmozrz. Optique physiologique, traduct. franç aise, 1867, p. 242 et 243 ou Handbuch der physiologischen Optik., 2° édit. allem., 3 fasc., p. 217.

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se contentent de rappeler les idées d’Helmholtz. Ces idées ne nous ont pas paru à l'abri de toute critique et c'est pourquoi nous avons cru devoir reprendre la question.

On sait que le champ visuel n’est guère influencé par la grandeur de l'ouverture pupillaire. En effet, les objets environnants envoient de la lumière dans tous Les sens et il en pénètre dans l'œil observateur, quelle que soit l'étendue de son ouverture pupillaire, une quantité suffisante pour donner l’image de l'objet considéré. Mais en ophtalmoscopie les conditions de vision sont changées car, dans toutes les méthodes d'examen, chaque point de l’image ophtalmoscopique émet seulement un mince pinceau de rayons lumineux. C’est ainsi que dans l'examen à l’image droite, de chaque point de l’image ophtalmoscopique il émane un faisceau ayant comme sommet ce point et comme base l'ouverture pupillaire de l’œil examiné. Pour que le point considéré soit perçu il faut évidemment que le faisceau auquel il donne naissance pénètre au moins en partie dans Pouverture pupillaire de l'observateur. Les conditions déterminant le champ visuel ophtalmoscopique sont donc, dans ce cas, analogues à celles qui fixent la valeur du champ d'observation lorsque l'on regarde au travers d’un diaphragme placé devant l'œil. Ce diaphragme limite la portion de lumière émanant d’un point de l’espace à un cône ayant comme sommet ce point et comme base l'ouverture du diaphragme. Les points voisins donnent semblablement des faisceaux qui s’étalent les uns à côté des autres en se recouvrant partiellement. Le nombre des faisceaux utilisés par la vision et par conséquent le nombre des points vus simultanément sera donc d'autant plus grand que l'ouverture pupillaire sera plus large. En d’autres termes, le champ croîtra, toutes choses égales d’ailleurs, avec la dimension de l'ouverture pupillaire de l'observateur. Il apparait de même très clairement que le champ d'observation doit croître avec la dimension du diaphragme et diminuer lorsqu'on éloigne ce dernier de l'œil. C’est en partant de ces idées si simples que nous avons esquissé une étude théorique da champ d’observation ophtalmoscopique. Après avoir vu qu’elle s’accordait avec l'expérimentation faite sur l’œil artificiel, nous avons recherché ce qui avait été publié sur ce sujet.

À part les élégantes conceptions d'Helmholtz, un article

lement il. ne montre pas du tout l'influence de la grandeur de

n ayant considéré que les amétropies de courbure.

la portion de rétine donnant lieu à l’image ophtalmoscopique perçue par l œil de l'observateur, cel œil restant immobile de - même que l'œil observé. D Le grandeur de cette portion de rétine sera exprimée au moyen de l'angle à sous lequel elle est vue à partir du point nodal. Dans les calculs, l'angle 5 sera Bas +. mesuré par la longueur de l'arc, de rayon égal à l’unité, commo 5 pris entre ces côtés. On évite ainsi l'introduction des lignes ___ trigonométriques dans les calculs et cela sans commettre d'erreurs appréciables, dans le cas qui nous occupe. Connaissant 3, la grandeur x de la portion de rétine constituant Le champ d’observation sera donnée par l'équation

X — Ôy

PE dans laquelle y est la distance séparant la rétine du point nodal. -

Il nous arrivera quelquefois dans cet exposé de supposer le ra TE système dioptrique de l’œil complètement assimilable à une lentille ; c’est qu'alors cette simplification nous sera permise sans que nos résultats soient entachés d'erreur.

Nous nous sommes astreint à nemployer que des méthodes de calcul excessivement simples supposant seulement les connaissances les plus élémentaires de physique et d'algèbre.

(1) UzricH. Das ophtalmoskopische Gesichtsfeld. Ktinische Monatsblätter für * Augenheilkunde. Stuttgart, mai 1881.

e lu ; mais ous trouvons ses »s expériences |

it plus incomplètes. Ine cherche nullement à r les variations que subit en pratique le champ d'obn SOUS l'influence du changement de valeur des diffé rents facteurs entrant dans ses formules. C'est ainsi que fina-

la pupille de lobservateur. Elle est pourtant très à considérer, ainsi que nous le montrerons dans la suite. Nous traiterons à

; + aussi les cas où l'observé est atteint d’amétropie axile, Ulrich

; 4 La dé champ d'observation sera défini : La grandeur réelle de |

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