Champignons de la Guadeloupe
Dans une longue série d’herborisations à la Guadeloupe et aux îles avoisinantes, le R. P. Duss, professeur au collège diocésain de la Basse-Terre, a recueilli une importante collection de matériaux en vue de la rédaction d’une Florule Cryptogamique des Antilles, destinée à faire suite à sa Flore Phanérogamique. Le but de ces notes est de faire connaître un certain nombre d’observations intéressantes que j’ai pu faire au cours de la détermination de la partie mycologique qui m’a été confiée, ainsi que de préciser quelques formes mal connues et de décrire quelques espèces qui m’ont semblé encore inédites.
Armillariella Krst.
A . umbilicatci n. sp. — En troupe sur les troncs pourrissants du Sloatiea Massoni . Comestible assez recherché.
Chapeau charnu, mou, à bords involulés, d’abord convexe, puis applani et enfin déprimé et plus ou moins ombiliqué au centre, rouge foncé ou chocolat, pâlissant avec l’âge et devenant roussàtre ou blanchâtre; à surface lisse, non striée, très humide, luisante, polie, très légèrement visqueuse. Lames étroites, serrées, minces, adnées-décurrentes, blanchâtres, puis rousses ou brunâtres. Spores incolores, ovoïdes, lisses, 6-7x3p. Stipe central, plein, coriace, devenant dur et presque ligneux, cylindracé, égal, pâle roussàtre, couvert sur toute sa longueur par des écailles fibreuses et portant à son sommet un anneau fugace, blanchâtre, fibrilleux-membraneux. appliqué contre les lames.
Le chapeau mesure de :l à 5 centim. de diamètre ; le stipe épais de 3 à 5 millim. ne dépasse guère 5 à 6 centimètres de haut.
Cette plante est voisine de A. melleo rnbens Berk, et Curt., elle en diffère par son chapeau non strié, son stipe écailleux presque lentinoïde et ses spores ovales.