X. PATOU1LLAUD
ordre que celui des spores de Lijcoperdon. Spores et capillitium identiques dans les types de Léveillé provenant des Indes et dans nos exemplaires des Antilles.
Cette plante qui diffère de Bovista et de Lycoperdon doit être jointe au genre Lanopila de Fries.
Cycloderma Klotsch.
C. slipitatum n. sp. — Sur la terre dans la forêt, probablement sur quelques débris de bois. Paraît rare.
Ocraeé-roux. Péridium double ovoïde-citriforme, l’extérieur lisse, ni verruqueux ni papilleux, surmonté d’un mamelon obtus, atténué à la base en une portion stiptiforme et cylindracée, coriace, rigide, mince; l’intérieur membraneux, ténu, terminé au sommet par une ostiole fîmbriée. Columelle blanchâtre, en massue, atteignant un peu plus de la moitié de la hauteur de la cavité. Gleba noire pulvérulente. Capillitium peu abondant, rayonnant de la columelle à la paroi de l’endopéridium, très peu coloré, grêle, peu rameux, 3-4 /x d’épaisseur. Spores brunesnoires, globuleuses, 4-5 jx de diamètre, finement aspérulées, munies d’une gouttelette centrale.
Plante de 2-^- à 3 centim. de haut; stipe long de 8 millim. épais de 4; péridium épais de i centim. environ.
Cette espèce est bien distincte de ses congénères par sa forme ovoïde et son péridium externe entièrement lisse.
On trouve dans la même région le Cycloderma Ohiense Cooke et Morg. qui n’était connu jusqu’ici que dans l’Amérique du Nord.
Mycenastrum Desv.
Mycenastrnm cœlatum n. sp. — Sur le sol dans la forêt.
Arrondi ou déprimé, ocracé-brunàtre, 7-8 cent, de diamètre, muni inférieurement d’un court prolongement. Péridium rigide, de 2 millim. d’épaisseur présentant deux couches superposées: l'intérieure dure, compacte, formée d’un pseudoparenchyme à larges cellules, l’extérieure composée de poils simples, grêles, dirigés normalement à la zone interne, feutrés en une couche
épaisse, marquée en dehors de plaques anguleuses, larges, applalies, ciselées, d’aspect 1res semblable aux verrues de Cal vatia cœlata . Gleba noire, pulvérulente; filaments du capilli- Lium libres, simples et lisses, ni rameux, ni épineux, longs de 300-400 //, épais de 7-9//. Spores noires, globuleuses, petites (3-5 pt), finement aspérulées.
Espèce bien distincte par son péridium ciselé, son capillitium simple et lisse et par ses spores aspérulées.
Sarcoscypha Fr.
S . carminea n. sp. — Sur les troncs morts.
Cupuliforme, stipitée. Réceptacle charnu, ferme, large de 3-4 centimètres, mince, à marge droite et entière, orangé roux sur la face externe qui est ridée et villeuse, furfuracée par des poils incolores, courts (40-60 X 4-0 //), simples, obtus, disposés en touffes. Hyménium lisse, craquelé par la dessication, atteignant le bord meme de la cupule, violacé purpurin vers le centre, carminé près de la marge; llièques cylindriques, arrondies obtuses au sommet, operculées, mesurant 300-350 X 16 a, mêlées à des paraphyses linéaires, simples ou peu rameuses, de 3p. d’épaisseur, violacées; spores incolores, ovoïdes obtuses, parfois inéquilatérales, lisses, 21-23 X 13 a, contenant deux gouttelettes brillantes. Trame ferme, violacée. Stipe plein, ferme, cylindracé, blanchâtre, longde 6-12 millim., épais de 4-5. L’iode ne provoque pas le bleuissement des thèques ni celui des paraphyses.
Diffère de Peziza domingensis Bk et Curt. par sa villosité et par la présence du stipe. Sa consistance est celle de Phillipsia .
Erinella.
E. cyphelloides n. sp. — Entre les mousses, sur écorce de Byrsonima spicata.
Cupules éparses, stipitées, orbiculaires. rosées en dehors, carnées en dedans, velues par des poils mous, hyalins, ruguleux, cylindriques, peu cloisonnés, mesurant 50-60 X 4-5//. Thèques octospores. cylindriques, acuminées au sommet.