‹ Champignons de la GuadeloupeChapitre 7 sur 13 · X. PÀTOUILLAUD · texte numérisé non relu

X. PÀTOUILLAUD

Fomes Fr.

F. sclerodermeus Lév. ( Polyporus ) in Ann. Sc. Nat . (Bot.) [1846]. — De l’étude comparative des spécimens originaux de Léveillé, il résulte qu'on doit rapporter à cette espèce, comme simple synonyme, le Polyporus maj'moratus Berk. [1862].

Ganoderma Ivarst.

G. Guadelupense n. sp. — Sur les troncs pourris de différents arbres.

Pleuropode ou mésopode. Chapeau orbiculaire ou réniforme, spongieux, applani. déprimé au centre, rayonné-rugueux. sillonné concentriquement, finement velu, couvert d’une croûte mince, opaque, de couleur sépia, 6-10 centim. de diamètre. Tubes roux-sépia, courts (1-3 millim.), mous, séparés du sommet du pied par une zone stérile circulaire; hyménium plan ou convexe ; pores blanchâtres puis roux et enfin noirs, petits, égaux, anguleux, séparés par des cloisons minces et entières. Spores globuleuses, rousses, lisses ou à peine ponctuées, 10-12 p de diam. Cystides milles. Trame un peu plus mince que la longueur des tubes, molle, non zonée, couleur tabac pâle. Stipe long de 4-8 centim., cylindrique bosselé, égal sur toute la longueur, rigide, dur, non luisant, tabac, pruineux.

Espèce voisine de G. intermedium , etc.

G. Dussii n. sp. — Sur les souches pourries.

Sessile, semiorbiculaire, 12-20 cent, de diamètre, bosselé, marqué de zones ou de sillons distants, couvert d’une croûte luisante, rouge en arrière, jaune de chrome dans la partie moyenne et blanchâtre en avant. Marge épaisse, obtuse. Trame épaisse de 1-3 centim.. ombre dans les parties anciennes, fauve pale dans les parties jeunes, molle. Tubes de 1-2 centimètres, roux-ombres; pores blancs jaunâtres, arrondis, entiers ; spores fauves, ovoïdes-arrondies, verruqueuses, 8-10x10-12 p.

Cette espèce est très semblable à G. fidvellum Bres.. elle en diffère principalement par ses spores plus larges et presque globuleuses.

(j. lucidum (Leyss.) var. badinai. — Sur les troues de différents arbres, mais surtout du citronier.

Sessile ou substipité, convexe, peu brillant, ombre roux ou bai brun, rivuleux, à marge blanche. Pores blancs puis roux, anguleux et fimbriés dans le jeune âge. Tubes bruns. Trame molle, très peu colorée. Spores elliptiques, échinulées, GXiÛ

Diffère du type par sa croûte terne et de couleur autre.

Poria Pers.

P . (Porogramme) Dussii n. sp. — Sur l’écorce pourrie d ’ Inga la a rifo lia .

Résupiné, adhérent au support, crustacé, blanc de craie devenant brunâtre, très mince (200-250 p d’épaisseur), formant de larges plaques irrégulières, finement crevassées par la dessication. Surface liyménienne d’abord lisse et sans pores apparents, ressemblant exactement à celle de Corticium calceum , puis réticulée par un réseau délicat de pores microscopiques anguleux, réguliers, larges de 40 à 00/*, séparés par des cloisons ténues, brunes, entières, rigides, épaisses de 20-30^ très peu saillantes ; cystides nulles.

Dans le jeune âge les pores sont oblitérés par un tissu floconneux blanc qui déborde par dessus les cloisons; avec le temps le sommet de ces dernières se montre à la surface mais sans s’élever beaucoup, en sorte que la cavité des pores est toujours peu marquée .

P. Dussii , ainsi que les espèces suivantes et quelques autres, constituent les types d’un groupe qui est bien distinct des formes habituellement considérées comme Poria , tant par l’extrême ténuité des pores, leur peu de profondeur, que par les cloisons traversant toute l’épaisseur de la trame qui se trouve ainsi divisée en une infinité de petits fragments ; ce groupe qu’on peut désigner sous le nom de Porogramme , touche de très près à Hy monogramme dont il nous indique la véritable place : les deux formes ne diffèrent que par la disposition des pores qui sont isodiamétriques dans le premier cas et étirés dans un seul sens dans le second.

P. (Porogramme) auranlio-lingens Ellis et Mac Bride ;

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