‹ Champignons nouveaux extra-EuropéensChapitre 2 sur 3 · II. — Champignons du Congo · texte numérisé non relu

II. — Champignons du Congo

Crinipellis africana Pat. — Sur bois pourri. Loango.

Epars. Résupiné et inséré par la face dorsale, ou dimidié et fixé

(U Les six espèces suivantes proviennent des récoltes récentes de M. .T. Dybowski entre Loango et Brazzaville.

latéralement par une base atténuée en stipe. Chapeau réfléchi, roux, glabre, lisse, à peine sillonné en avant ; marge incurvée. Pellicule ténace, formée d’hyphes incolores, grêles, rameuses, ondulées, très allongées et presque parallèles, à parois épaisses. Lames serrées, rousses, «à tranche épaisse et obtuse, presque toutes égales, étroites. Spores incolores, droites, fusoïdes, atténuées aux deux extrémités, 5-f>x3u. Cystides milles.

Plante sèche, coriace, large de 4-0 millimètres.

Polyporus (funales) Dybowskii Pat.— Sur bois mort. Brazzaville. Juillet.

Chapeau brun-ombre, dimidié, convexe, incurvé en avant, decurrent en arrière, régulier, slrigueux ; marge obtuse; hyménium plan ou concave. Tissu couleur de bois, dur, fibreux, solide à la base, peu à peu et entièrement divisé en fibres, longues, rameuses, distinctes, d’abord pâles, puis roussâtres et enfin ombres près de la périphérie. Pores arrondis on anguleux, —millini. de diam.,à cloisons minces et prolongées en pointes longues de 2-5 millim. fauves, brunâtres ou ombres. Tubes courts (2 millim.), ligneux, blanchâtres. La partie décurrente de la plante se sépare du support pour s’incurver en avant en formant une lame épaisse de 1 millim., hirsute et ombre en dehors, tapissée à la face interne par des pores décurrents, ombre-pâles.

Plante large de 5-8 centim., épaisse de 2 et longue de 5, similaire à Pol. mons veneris.

Polyporus purpureobadius Pat. — Sur les troncs. Brazzaville. Juillet.

Chapeau sessile, inséré en arrière et par un point dorsal ; base décurrente en un disque appliqué contre le support ; sec, coriace, flexible, mince (2 millim. d’épaisseur), semiorbiculaire et régulier, ou allongé en avant, flabeHiforine, les côtés latéraux étant incurvés en dessus et quelquefois même arrivant à se rejoindre et â se souder de telle sorte que la plante ressemble â un cornet qui a Fhymenium distribué sur toute la périphérie. Souvent aussi les spécimens voisins sont soudés par les bords en formant de longues séries plus 'ou moins imbriquées.

Face supérieure fauve-brunâtre, vibrante, zonée concentrique-

N. PAT0U1LLAIU).

ment par des lignes brillantes concolores ou plus foncées; d’abord soyeuse, les lignes brillantes restant glabres, puis entièrement velue et couverte de rugosités saillantes, allongées dans le sens radial, couchées et velues. Marge pale, blanchâtre, mince et obtuse:

Face inférieure hyménifère excepté à la marge qui est stérile sur une largeur de 2 millim., d’abord concave, puis plane et enfin convexe, purpurescente brunâtre ou roussâtre. Pores réguliers, arrondis. à cloisons épaisses, obtuses et entières. Tubes très-courts (à peine 1 millim. de long). Tissu brun-roux, soyeux et brillant.

Espèce voisine de Pol. caperaius Mlg., mais bien distincte par sa marge plus épaisse et obtuse, par son hyménium pourpré, ses pores un peu plus larges, son chapeau partout de la même épaisseur et plus souple et enfin par sa villosité qui le rapproche de Pol. aculeans . Berk : ce dernier â l’hymenium blanc.

lÏEXAGONA Dybowskii Pat.— Sur branches mortes. Brazzaville.

Epars ou rapprochés et subimbriqués; chapeau sessile, dimidié et seini orbiculaire, ou inséré par le dos et alors arrondi, entier. Marge très-mince, aigue, lacérée-fimbriée. Face supérieure plane, pâle, alutaeée-fauve, marquée de crêtes radiales peu saillantes, liabelliformcs, portant des zones concentriques concolores sur lesquelles sont placées des soies dressées, fines, rigides, rameuses, distantes, alulacées pâles, longues de 4-centim. Face inférieure fauve pâle, plane ou décurrente en arrière, fauve à la marge (pii est stérile sur une longueur de 2-3 millim. Alvéoles hexagonales, 1~ millim. de diamètre, fauves ou cendrées à l’intérieur, à cloisons rigides, minces, aigues, entières ou dentées, profondes de 4 —Lmillim., affectant parfois une disposition rayonnante. Tissu du chapeau très-mince (4—1 millim.), alutacé pâle. Plante de 5-20 centimètres.

Peniciliopsis Dybowskii. — Sur les graines pourrissantes d’une liane à caoutchouc. Juin.

a. forme conidifère . — Clavules cespiteuses, dressées, rigides, droites ouflexueuses, cornées,brunes-jaunàtres (sur le sec), pleines, aiguës au sommet, longues de 2-6 centim., épaisses de 1-2 millim., portant latéralement un nombre considérable de petites têtes jaunes

stipitées, abondantes vers l’extrémité supérieure, rares ou milles vers le bas, reliées entre elles par des filaments floconneux, jaunâtres. Celles-ci ont exactement la constitution d’un Slerigmalocyslis , elles sont formées d’un stipe long de — •— millim , rigide, cylindrique, composé d’un axe unicellulaire, creux, large, de 30- 35 p, entouré d’une gaine de filaments, serrés, jaunâtres ou brunâtres, grêles, septés, émanant de la périphérie de la clavule. Ce stipe est terminé par une tête globuleuse, jaunâtre, ayant 130a dediam., formée d’une grosse vésicule centrale (GOa) terminant l’axe du stipe et portant les sporophores. La paroi de cette vésicule est ponctuée par les points d’insertion de ces sporophores. Ceux-ci sont jaunâtres, linéaires, élargis graduellement vers le haut, fortement accolés les uns aux autres, 1-2 fois septés transversalement, tronqués et ruguleux au sommet, ils mesurent 55x5-6a et portent chacun un bouquet de stériginates fusiformes (15x3-5a) qui donnent naissance à des conidies solitaires ou en fdes très-courtes. Conidies ovoïdes, jaunes brunâtres, verruculeuses (-8x3;*).

Dans les vieux spécimens la cellule centrale de chaque stipe perd sa gaine de filaments grêles.

La graine est recouverte d’un mycélium brunâtre qui pénètre dans son intérieur.

b. forme ascophore : non observée.

Nous avons comparé cette plante avec des spécimens authentiques de Peniciliopis clavarhvfonnis Solins Laubach et nous avons pu nous convaincre de leur identité générique, mais les deux espèces diffèrent spécifiquement par un bon nombre de caractères.

Mycogone meliolarum Pal.— Parasite sur le mycélium de Me liola cyperi Pat. Sur un Cypenis dans un marais près du poste de Komha. Juin.

Touffes très-petites, éparses ou confiuentes, convexes ou étalées, rousses ; hyplies incolores, grêles, 3a d’épaisseur. Conidies pyinformes, obtuses arrondies en dessus, atténuées ou aiguës à la base, 32-40x20-25^, très-inégalement uniscplées : loge supérieure plus grande (25-30x28-25*) jaune fauve, couverte de verrues coniques, nombreuses ; loge inférieure hyaline ou jaune très-pâle, petite (8-10x8-40^), lisse, presque triangulaire.

N. P A TOUILLA Kl).

Explication de la Planche VII.

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