I.;i Iciiir ilu « l'i'lil l.uuvrè
M. Turgeon fait remarquer d'ailleurs, que ce musée n'est pas de ceux que l'on peut visiter rapidement. « Mais, ajoute-l-il, en souriani, je compte bien revenir à Hontleur. »
Avant de prendre congé de MM. Alhert Sorel et Charles Bréard le minisire les remercie cordialement de lui avoir fait passer une matinée charmante et remplie des plus douces émotions.
La maison du Vieux Honncui' ot le musée Saint-Etienne
- lV,i -
I^IiOMEXA DE A l '.V ,EN VIRONS
ti^
Jff-TSEns deux heures et demie, M Tur^eon monte en landau pour faire un promenade aux environs ; il esl accompaj,^né du vicomte de Ville-d'Avray, vice-président du Vicux-Hon/lenv, de M. Hincelin, trésorier de la Société et de M. Lemieiix.
Cette promenade comportait trois étapes : la ferme du Mont Saint-Jean, le village de Barneville et le bois du Breuil.
Au Mont Saint-Jean, le ministre est reçu par le fermier, M. Yger, auquel se sont joints ses collègues du Conseil municipal de Saint-Gatien-des-Bois.
L'ex|)loitation est visitée en détail, ainsi que les caves où se trouvent d'énormes tonnes de cidre dont l'une ne contient pas moins de vingt-cinq mille litres.
Après avoir goûté aux meilleur-s crûs de la vallée d'Auge et trinqué, selon l'usage normand, à la santé des personnes présentes, M. Turgeon quitte la ferme pour se rendre à Barneville-la-Bertran.
Cliitcau de lîai.icv.llj'.a i;o.lia:i
Cette commune mérite d'être visitée non seidcincnt pour la hoaiilé de ses sites, mais encore par les souvenirs liistori(pies qu'elle rajipidle. Klle appartenait dès le X» siècle à la famille des Bertran de Briquebec et de Uoncheville, dont le maréchal Bertran fut, sous Charles V, le plus illustre représentant. Le château que possède aujourd'hui M™" la comtesse d'Aiidigné, servait sous Louis XIV de résidence à Catherine de Barneville comtesse d'Aulnoy, l'auteur si estimé des Contes de fccs et des Mùmoires de la cour d'ICspui/iic. Dans
l'église, que domine une belle lour du xii'' siècle, est inhumé le corsaire Jean Doublet, l'émule et l'ami de Jean Barl.
M. Turgeon fait le tour du village, visite le sanctuaire, traverse le parc magnifique du château dont les grilles ont été ouverles sur l'ordre de M"" la comtesse d'Andigné, puis se rend au presbytère, où le curé de la paroisse M. l'abbé Loiseleur offre au ministre, ainsi qu'aux personnes qui l'accompagnent, la collation.
Le parcours des célèbres allées Marguerite dans le bois du Breuil forme la dernière partie de cette charmante promenade.
Le soleil couchant empourpre l'horizon lorsque le landau revient à Honfleur par la roule du bord de la mer.
i<er4 ii CUV ' ; "
'MOIRÉE DE ZHÉATRE JS^ORMAXD
A huit heures et demie du soir, la gracieuse salle du théâtre municipal offrait le plus brillant aspect. Dans les loges, aux fauteuils, d'élégantes follettes jetaient une note de clarté et de joie. Toutes les places étaient remplies d'une foule compacte et sympathique, désireuse d'applaudir un spectacle entièrement inédit. Le programme comportait, en elïet, des œuvres d'inspiration normandes, écrites spécialement pour ces fêtes.
Au hasard de la lorgnette nous remarquons : MM. Blanchet, maire de Honfleur; Albert Sorel, de l'Académie PVançaise; Ch. Bréard, président d'honneur du Vieux-Honflcur ; Ullern, président de la Chambre de Commerce ; le colonel Lachèvre; Ballif, administrateur de la marine; Boudin, président ; le vicomte de Viile-d'Avray, vice-président et les membres du Comité du Vieux- Honfleur; les Membres du Conseil municipal ; de l'Union Commerciale, etc.
Lorsque M. Turgeon, accompagné de ses deu.v secrétaires, vient prendre place dans la loge de face qui lui est réservée, la salle toute entière lui fait une ovation.
La soirée s'ouvre par une charmante causerie de M. Albert-Emile Sorel sur le Théâtre populaire.