‹ Champmeslé, comédie en 1 acte et en versChapitre 25 sur 26 · THÉÂTRAL · texte numérisé non relu

THÉÂTRAL

Vous avez sous la main. .. Daignez donc m’éconter : Irez-vous de la cour chercher les rebaffades, Essuyer des marquis les folles incartades.

Vous créer des ennuis, ei pour obtenir quoi ?

Ce que l’on peut trouver sans sortir de chez soi. CHAMPMESL]^, à part.

Je l'embrasserais bien ; amitié leodre et vive.

LA rONTlINC.

S’ilfautqu'à Champmesiéquetque disgrâce arrive. Je sais quelqu’un.

cHAMPtusLi:, à payt.

Quelqu’un ! Que dit-il t LA FONTAINE.

Oui, quelqu'un

Dont le bon caractère est loué par chacun;

C’est un esprit charmant, c’esi une âme parfaite.

cHAMPMRsié, dpart.

La proposition est tout à fait honnête.

LA FONTAINE

Je vous réponds d'un homme à vos ordres soumis! C'est moi.

cBAMpMESLé, d part.

Je me trompais. Ce sont la les amis.

LA FONTAINE

C'est moi qui vous conviens: bon et gai camarade. Distrait, cela se peut, du moins jamais maussade. Toujours auprès de vous étant l'associé De Cbampmeslë, pour qui j'ai beaucoup d'amitié. champmrsiA, à part.

11 y parait... pousser les choses jusqu’à mettre Dans U communauté ma femme.

LAFONTAINE

Je veux être

Fidèle dix fois plus que ne l’est votre époux. Marie, écoulez-moi, je tombe à vos genoux.

Il se met aux genoux de Marie, qui oe s’en aperçoit pas. CHAMPMisLé, d part.

Et trois. .. Soyez l’époux d'uneactrice à la mode! Paraissons* ■ • Ce serait être par trop commode Que de le laisser là...

MARK, SS levant aam prendre garde d La Fonlotns.

Qui l'eût dit T un Clermont!

Pins je réfléchis, plus mon esprit le oonfoud.

La Fontaine reste à genonx tout déeoooerté. Chaœpmeslé M tieot an fond.

cRAMPHRstê, d part.

Le voilà devenu plus bêle que ses bêtes t MARIE, se refoumont ef voyant La Fonlofne.

Que faites-vous donc Uf

ciiAUPMKSté, $e montrant.

Oui, qu'est-cc que vous faites 7 Monsieur de La Fontaine, expliquez-vous.

LA FONTAINE, SS relevant.

Ma foi.

Je fais, je fais la cour à ta femme.

MARIE

Ah! à moi!

Elle se met à rire.

CHAXFMESLIÉ.

C’est un aveu naïf.

CHAJtfPMESLÉ.

uCfontacib, à part .

Elle rit, nuiuvais signe!

rjIAMPMESLÉ.

Savei'vous bien que c'csl uue cunduile indigne! Vous me rendrez raison.

LA KONTAi.NE, le pttnant d part.

Raison, raison, h toi !

CHAHFHESt^.

Quoi! vous osez, monsieur, à ma femme 1

iJtFOMTAlXB.

Kh bien ! quoi !

Sois fftcfaé si lu veux que mon amour éclate,

J'j consens. C’est ton droit; mais moi que je me

[batte

Avec toi , pas si fout. . .

« HAMPMBsi-é, furieux.

Mais...

La fontaine.

Tu mas dit tantôt

El j’ai bien vu depuis que je n'étais qu’un sot.

« On dîne bien chez moi, je .suis joyeux convive» » Je prétends que chacun ici-bas en paix vive.

U La vengeance est bruyante et révèle raffront.

» C’est ôter son chapeau pour qu'on vous voie au

[front. »

Tu l’as donc oublié?

ClUMPMFSI.li.

C’est qu’il dit vrai, l’infime!

Ne pas même pouvoir se battre pour sa femmej A La Footaine.

Cn ami devrait-il....?

LA FONTAINE, en /ui parlant à /’oret7/e.

Eh mais, assurément,

U faut mieux que ce soit moi qu’un autre.

CilAMPMESLé.

Comment.. .

C’est un vrai Tartufe !...

LA FONTAINE, élevünt la t'oix.

Ah l ta colère est plaisante.

Quand je t'ai vu tantôt embrasser ta servante.

UARiE, se rapprochant.

Comment, monsieur, Claudine !

CUAUPUESlJ.

li divague toujours.

MAHIR.

Vous qui me rappeliez mes premières amours.

Ah ! qui ni eût dît à moi, quand vous m’avez

[choisie.

Quand je crus voir en vous, selon ma fanuisie, Briller tous ces héros dont v ous avez l’emploi. Lorsque d’Agamemnon mon cœur reçut la foi, Qui m eût dit qu'oubliée alors que l'on me vante, Je me verrais un jour préférer ma servante... r.HAUPHRSLé.

Fi donc !

JBAN-PiKRRB, en dehort.

J’entrerai.

CLAiDiNB, en dehort.

Non. On n'entro pas.

JEAN-PIERRE, en dehort.

Si fait.

MARIE

Quel est ee bruit ?

champueslI

Quelqu'un se dispute, en effet

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