THÉÂTRAL
Vous avez sous la main. .. Daignez donc m’éconter : Irez-vous de la cour chercher les rebaffades, Essuyer des marquis les folles incartades.
Vous créer des ennuis, ei pour obtenir quoi ?
Ce que l’on peut trouver sans sortir de chez soi. CHAMPMESL]^, à part.
Je l'embrasserais bien ; amitié leodre et vive.
LA rONTlINC.
S’ilfautqu'à Champmesiéquetque disgrâce arrive. Je sais quelqu’un.
cHAMPtusLi:, à payt.
Quelqu’un ! Que dit-il t LA FONTAINE.
Oui, quelqu'un
Dont le bon caractère est loué par chacun;
C’est un esprit charmant, c’esi une âme parfaite.
cHAMPMRsié, dpart.
La proposition est tout à fait honnête.
LA FONTAINE
Je vous réponds d'un homme à vos ordres soumis! C'est moi.
cBAMpMESLé, d part.
Je me trompais. Ce sont la les amis.
LA FONTAINE
C'est moi qui vous conviens: bon et gai camarade. Distrait, cela se peut, du moins jamais maussade. Toujours auprès de vous étant l'associé De Cbampmeslë, pour qui j'ai beaucoup d'amitié. champmrsiA, à part.
11 y parait... pousser les choses jusqu’à mettre Dans U communauté ma femme.
LAFONTAINE
Je veux être
Fidèle dix fois plus que ne l’est votre époux. Marie, écoulez-moi, je tombe à vos genoux.
Il se met aux genoux de Marie, qui oe s’en aperçoit pas. CHAMPMisLé, d part.
Et trois. .. Soyez l’époux d'uneactrice à la mode! Paraissons* ■ • Ce serait être par trop commode Que de le laisser là...
MARK, SS levant aam prendre garde d La Fonlotns.
Qui l'eût dit T un Clermont!
Pins je réfléchis, plus mon esprit le oonfoud.
La Fontaine reste à genonx tout déeoooerté. Chaœpmeslé M tieot an fond.
cRAMPHRstê, d part.
Le voilà devenu plus bêle que ses bêtes t MARIE, se refoumont ef voyant La Fonlofne.
Que faites-vous donc Uf
ciiAUPMKSté, $e montrant.
Oui, qu'est-cc que vous faites 7 Monsieur de La Fontaine, expliquez-vous.
LA FONTAINE, SS relevant.
Ma foi.
Je fais, je fais la cour à ta femme.
MARIE
Ah! à moi!
Elle se met à rire.
CHAXFMESLIÉ.
C’est un aveu naïf.
CHAJtfPMESLÉ.
uCfontacib, à part .
Elle rit, nuiuvais signe!
rjIAMPMESLÉ.
Savei'vous bien que c'csl uue cunduile indigne! Vous me rendrez raison.
LA KONTAi.NE, le pttnant d part.
Raison, raison, h toi !
CHAHFHESt^.
Quoi! vous osez, monsieur, à ma femme 1
iJtFOMTAlXB.
Kh bien ! quoi !
Sois fftcfaé si lu veux que mon amour éclate,
J'j consens. C’est ton droit; mais moi que je me
[batte
Avec toi , pas si fout. . .
« HAMPMBsi-é, furieux.
Mais...
La fontaine.
Tu mas dit tantôt
El j’ai bien vu depuis que je n'étais qu’un sot.
« On dîne bien chez moi, je .suis joyeux convive» » Je prétends que chacun ici-bas en paix vive.
U La vengeance est bruyante et révèle raffront.
» C’est ôter son chapeau pour qu'on vous voie au
[front. »
Tu l’as donc oublié?
ClUMPMFSI.li.
C’est qu’il dit vrai, l’infime!
Ne pas même pouvoir se battre pour sa femmej A La Footaine.
Cn ami devrait-il....?
LA FONTAINE, en /ui parlant à /’oret7/e.
Eh mais, assurément,
U faut mieux que ce soit moi qu’un autre.
CilAMPMESLé.
Comment.. .
C’est un vrai Tartufe !...
LA FONTAINE, élevünt la t'oix.
Ah l ta colère est plaisante.
Quand je t'ai vu tantôt embrasser ta servante.
UARiE, se rapprochant.
Comment, monsieur, Claudine !
CUAUPUESlJ.
li divague toujours.
MAHIR.
Vous qui me rappeliez mes premières amours.
Ah ! qui ni eût dît à moi, quand vous m’avez
[choisie.
Quand je crus voir en vous, selon ma fanuisie, Briller tous ces héros dont v ous avez l’emploi. Lorsque d’Agamemnon mon cœur reçut la foi, Qui m eût dit qu'oubliée alors que l'on me vante, Je me verrais un jour préférer ma servante... r.HAUPHRSLé.
Fi donc !
JBAN-PiKRRB, en dehort.
J’entrerai.
CLAiDiNB, en dehort.
Non. On n'entro pas.
JEAN-PIERRE, en dehort.
Si fait.
MARIE
Quel est ee bruit ?
champueslI
Quelqu'un se dispute, en effet