LA VU%TAI>E
Je m'occupe de toi.
CUAUPULSLÉ.
Rah!
LA FU.XTAINB.
Oui, j'ai le projet
D’éclairer ton esprit sur un certain sujet!
CIlAMPUESl.é.
, Parle donc sans façon.
LArOXTAINB.
Cette maison discrète A des émis de chois s’ouvrait, douce retraite Où Chapelle et Boileau, Racine et Valaincourt. Moi<méme ainsi que toi nous trouvions le temps
[court.
Le propos leste et vif, la piquante satire.
Qui sur les sots du jour nous donnaient tant i
[rire,
Nous suffisaient. Racine à l'entretien mêlé S'égayait, comme nous, près de la Champmeslé. Ce n’est plut cela, non... Par les grands fré*
[quentée.
Votre maison sera bientôt désenchantée.
Je vêui t'en avertir, nous la quitterons tous .. Prends-j bien garde au moins; Racine, ami
[jaloui.
M’a paru plus chagrin, plus fèché que les autres; Ménager ses plaisirs, c'est avoir soin des nôtres.
CIIAHPIIBSté.
Mon cher, préoccupé de quelques nouveaui vers, Tu rois en te levant tes deui bas à l'envers.
LA rONTAlXI.
Tiens, c'est vrai... Poursuivons... Ta femme- est [trop coquette,
A part.
Sans cela, je voudrais en tenter la conquête.
Haut.
Elle plaît maintenant à M. de Clermont.
CHUirilKALé. * .
Qu'y faire?
LA FOXTAIKE.
Mais on fait ce que les autres font.
Ce que j'ai fait... (In jour, madame La Fontaine Vous trompe, me dit on, et sans preuve certaine J'alisi trouver Poignant, mon prétendu rival;
Je lui dis : Battons-nous pour ôter tout le mal.. Ce dueMa me vaut une gloire InBnie.
CHAUrUESLB.
Qu’il serait bête, ô ciel! s’il travail du génie ! Mais on échangerait, tant sa muse a d'appas.
L'esprit qu’on peut avoir pour celui qu’il n’a pas.
LA PO.XTAINE.
Que murmures-tu là? Déjà, vois*tu, l'on glose; Peut-être il est bien lard pour démentir la rhose.
CIIAUPMULi.
Puisque de mon malfaeur on est bien assuré.
Le fait, si je me bats, en sera-t-il moins vrai Y ..
LA roXTAlNR.
Si pour le réfuter le fait est trop notoire,
Tu porteras, du moins, t'accidcnl avec gloire. ciiAaruEsiR.
I La vengeance est bruyante et révèle l'affront ;
1 C'est ôter son chapeau pour qu’on vous voie au I [front.
F LA POXTAIXE.
I A ce compte il faudra, beau moyen d’être sage, Le procédé, du reste, est assez en usage,
' S'accommoder de tout, saiisjâmais dire rien Y I Pour n'êtré pas volé, l’on doit céder son bien.
CliA1ieM£-iL^.
La morale, en les vers, a beaucoup moins d’em- I [phase.
I Depuis quand veui-tu mettre en un fragile vase Un parfum précieuiY Quelle bizarre humeur Dans l'honneur d’une femme a placé notre hon
[neur Y
Dis... En affaire, au jeu, luis-je un malhonnête
[homme Y
M'a-l-on vu recevoir quelque honteuse somme Y Dois-je à quelqu'un? Non pas... Ma bourse h
[toulcmain,
Od ne lésait qne trop, s'ouvre sur mon chemin. On dîne bien chei moi, je suis joyeux convive; Je veut que tout le monde ici-bas en pais vive. Qu'ai-je à me reprocher Y Considère le cas ; Voyons, en puis-je mais des torts que je n'ai pas? F.iamine un moment l'exemple de Molière.
Fut il esprit plus grand, fut-il âme plus flère Y Molière s’est éteint pour n'avoir pas connu Cette philosophie où je suis parvenu.
Mille soupçons jaloux ont tourmenté sa gloire. Sous le manteau d’Arnotpbe il a rois son histoire.. . Au sort d'une coquette un époux enchaîné ^ Meurt d'un secret ennui, s'il ne vit résigné.