‹ Chanson de RolandChapitre 121 sur 197 · MIE · texte numérisé non relu

MIE

s. f. : sonnerie prolongée du clairon ou du cor.

Mener (lat. *minare ), verbe à radical variable : mein... tonique, men... atone. Futur : jo menrai. — « En mener » = emmener. Si nous écrivons ce verbe en deux mots, c’est que, à l'époque de la Chanson de Roland, en n’avait pas encore formé corps avec mener et pouvait en être séparé. C’est pour la même raison (à cause de : il s 'en est allé) que en aller s’écrit aujourd’hui encore en deux mots.

Menor (puis meneur. — Lat. minorem , dont la forme savante est mineur.

Le cas sujet singulier de meneur était moindre, qui s’est conservé), comparatif de petit : moindre, plus petit. Ne prenait pas d'e muet au féminin.

Menrai. Voy. Mener.

Menut (lat. minutum ), adj. : petit, menu. — Pris adverbialement, ce mot a le sens de l’adverbe souvent auquel il se joint d’ordinaire. — Appliqué aux dents et aux cheveux, cet adjectif est une épithète de nature qui ne peut guère se traduire.

Mercider (formé sur mercit. — Remercier, anciennement remer cider , est un composé de mercider ), verbe. — « Mercider quelque chose à quelqu'un »

c’est récompenser quelqu'un de quelque chose. — « Deus le vos mercidét ! » équivaut à Dieu vous le rende! ou Dieu ait pitié de vous! Mais on trouve aussi « mercier quelqu’un de quelque chose »

dans le sens ou nous employons remercier.

Mercit (lat. mercedem ), s. f. : merci, pitié. — « Avoir merci de... » = avoir pitié de. — « La merci Dieu » = Dieu merci, grâce à Dieu. — « En la merci de » = à la merci de... — « Par ta merci » = par ta grâce. — « Votre merci »

peut signifier merci à vous.

Merveille (lat. mirabilia ), s. f. — « Avoir grand merveille » c’est s’émerveiller grandement. — « N’est merveille » = il ne faut pas s’étonner.

Merveillier (fait sur merveille ), verbe. « Se merveiller » = s' émerveiller , se demander.

Més (lat. missum, part, passé de mittere , qui signifie envoyer et qui a produit le français mettre. Le part, passé de mettre devrait donc être més : il a été modifié par l’analogie, et més est resté comme substantif. Sur més (ou sur missum) a été formé le dérivé message, comme visage sur vis), s. m. : envoyé,

Page 1