‹ Chanson de RolandChapitre 140 sur 197 · LOURD, DUR, PENIBLE · texte numérisé non relu

LOURD, DUR, PENIBLE

Peser (lat. pensare, qui a produit

PIAING

PODEIR

aussi penser, et qui se rattache à pensum = fr. peis, pois , poids), verbe à radical variable :peis... tonique, pes... atone. Indic. prés. : il peiset. Subj. prés. : qu'il peist. — Peser. — « Cui qu'en peist o cui non » signifie littéralement à qui qu'il en pèse ou à qui non, c’est-à-dire quoi qu'on en puisse dire ou penser. Cette locution tout entière est souvent expléfive et se met pour finir un vers. — « Il (neutre) lui pèse de. .. » = il (ou elle) est affligé à propos de, en pensant à.

Pesme (lat. pessimum), adj. : terrible.

Petit (radical celtique, et suffixe ittum qui a donné ordinairement et), adj. et adv. : petit ; peu. Ce mot est encore employé avec la valeur de peu par madame de Sévigné : « Il s’amuse à bâtir xm petit. » On a aussi des exemples de La Fontaine et de Molière. — « A bien petit que... » = il s’en faut bien peu que... Le verbe suivant se met à l’indicatif.

Pinabel. Ami et parent de Ganelon.

Il est appelé Pinabel du château de Sorence. Au moment de son départ pour Saragosse, Ganelon recommande à ses amis de saluer de sa part, à leur retour en France, son ami Pinabel. C’est lui qui, lors du procès de Ganelon, se fait fort de le sauver, et combat pour lui dans le duel judiciaire. Il est tué par Thierri après l avoir blessé.

Pinceneis. Nom de peuple : Petciienèques.

Pine. Nom d'une terre que Roland se vante d’avoir conquise. 11 s’agit probablement de Pina près de Saragosse.

Pitiét (lat. pietatem, dont la forme savante est piété), s. f. : pitié ; regret.

Piz (lat. pectus), s. m. : poitrine, sein. Ce mot est arrivé à signifier exclusivement « mamelle d’animal ». Au xvne siècle, Scarron l’emploie encore dans le sens primitif : « De la main se battant le pis. »

Place, Placet. D a plaire.

Plaidier (puis plaider. — Formé sur plait ), verbe : tenir plaid (Voy. Plaît) ;

RÉPONDRE EN JUSTICE (pOUF quelqu’un).

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