MAIN
Point. De poindre.
Poinz, cas sujet sing. ou rég. plur.
de poing.
Poissiez. De podeir.
Poldre (puis poudre. — Lat. pulverem , sur lequel a été formé le verbe savant pulvériser ), s. f. : poussière. Le mot poudre a encore ce sens dans un certain nombre de locutions comme « jeter de la poudre aux yeux, réduire en poudre ».
Rapprochez le vers célèbre de Racine :
« Il parle, et dans la poudre il les fait tous rentrer. »
Poldros (formé sur poldre = poudre).
adj. : poudreux.
Pont (origine incertaine), s. m. : pommeau.
Foor (lat. pavorem ), s. f. : peur. — « Avoir peur de quelqu’un » ou « être en peur de quelqu’un », c’est avoir peur pour quelqu’un , craindre un malheur pour lui.
Por (lat. pt'o), prép. : pour. L’un des sens principaux de la préposition pro, en latin, était « à la place de », comme dans le mot composé pro consul (celui qui est à la place du consul). Du sens de « à la place de » étaient dérivés ceux de « en échange de, en punition ou en récompense de », que notre préposition pour a conservés comme le sens primitif. Enfin, les sens dérivés que nous venons d’indiquer ont donné naissance à un nouveau sens, plus général, qui s’est développé surtout en français, celui de « à cause de » ; et comme la cause peut être, soit une cause proprement dite, soit une cause finale, c’est-à-dire un but, nous arrivons à la double valeur de pour dans « il le fait pour (à cause de) l’amour de Dieu » et « il le fait pour (en vue de) sa santé ». La première de ces significations (cause proprement dite) ne s’est maintenue que dans un certain nombre de locutions consacrées. On ne dirait plus, comme madame de Sévigné : « Ne perdez point courage pour toutes ces manières désagréables », ni comme l’auteur de la Chanson de Roland : « Ne lui faudront pour mort », mot à mot : « ils ne lui manqueront pas pour (à cause de) la mort », c’est-à-dire : « la crainte de la mort ne les fera pas s’éloigner de lui ». Dans l’ancienne langue on pouvait placer pour avec cette signification devant un infinitif qui équivalait alors à un substantif exprimant l’action du verbe : « Ja por morir ne vos en faldrat uns », c’est-à-dire : « pas un ne vous manquera à cause de mourir, par crainte de la mort » ; « L’empereur nous aime pour bien férir », c’est-à-dire : à cause des bons coups que nous frappons. — « Il ne se sauvera pour homme » équi-
PREDE