VRAIMENT, CERTAINEMENT, SUREMENT
« Voirement » est encore dans Malherbe.
Veirs. Forme adverbiale de l’adj. veir : vraiment.
Veisdie (origine germanique), s. f. :
perfidie.
Veit, veiz. De vedeir.
Veltre (lat. vertragum ), s. m. : lévrier.
Vencut. De veintre.
Venderai. Forme allongée de vendrai, futur de vendre.
Vendrai. Peut être le futur de vendre ou celui de venir.
Venimes. De venir.
Venir (lat. venire). Prétérit : jo vinc, tu venis , il vint, nos venimes, voi venistes, il vindrent. Futur: jo vendrai. Subj. prés. : que jo viegne, que nos veignons. — « Venir » est employé impersonnellement dans : « Tresque
vint al jorn cler » = jusqu'à ce qu'il (neutre) vint au jour clair, c’est-à-dire jusqu’à la venue du jour. — Nous disons bien : « il ou elle vient à lui, à moi, etc. », mais nous ne disons plus : « il ou elle lui vient ou me vient. » Cela tient à ce que, dans ces locutions, à a le sens de vers, et que me, te, se, lui, nous, vous, leur ne peuvent plus se dire pour vers moi, vers toi , vers soi, vers lui , vers nous, vers vous, vers eux. Mais nous disons bien : « Cette idée m'est venue, il lui est venu beaucoup de visiteurs, ce cadeau leur vient de Paris, » parce que, dans toutes ces phrases, la préposition sous-entendue n’est pas à dans le sens de vers. On ne dirait pas : « cette idée est venue vers moi. » Dans le premier cas, c’est la valeur de l'accusatif latin précédé de ad, dans le second, c’est la valeur du datif latin. Voyez de même « lui courir», au mot corre. Avec le verbe parler , à a primitivement le sens de vers , car on disait aussi : « parler vers quelqu’un ». On disait donc à l'origine : « il me parle » ou « il parle à moi », de même que : « il me vient » ou « il vient à moi ». Mais pour
VERTUT
VODE
le verb e parler, c’est la première tournure qui l’a emporté; toutefois la seconde est restée en usage jusqu’au xvue siècle. Corneille dit encore : « vous parlez à moi » exactement dans le sens de vous me 'parlez — « En venir de pâmoison », c’est revenir à soi. — On trouve venir employé là ou nous mettrions arriver — « S’en venir » = s’en aller.
Venjance (formé sur venger ), s. f.
— « Prendre ou faire vengeance » = tirer vengeance.
Ventaille (dérivé de vent; au sens propre soupirail), s. f. : ventail, partie du heaume par où Von respire ou partie du haubert voisine du visage.
Venteler (dérivé de vent), verbe ;
FLOTTER AU VËNT.
Verai (puis vrai. — Formé sur un dérivé de verum qui a lui-même produit voir. Voy. Veir ), adj. : vrai.
Vergier (lat. *viridarium , fr. ; vergier, verger), s. m. : proprement lieu vert , lieu planté d’ahbres (aujourd’hui lieu planté d’arbres fruitiers ).
Vergoigne (lat. verecundia ), s. f. :