‹ Chanson de RolandChapitre 119 sur 323 · CLX · texte numérisé non relu

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Le soir s’est éclairci, voici le jour.

Au soleil reluisent les armes;

Heaumes et hauberts jettent des flammes,

Et les écus aussi, si bien peints à fleurs,

Et les lances , et les gonfanons dorés.

L’Empereur chevauche, plein de colère;

Tous les Français sont tristes, sont angoisseux;

11 n’en est pas un qui ne pleure à chaudes larmes, 11 n’en est pas un qui ne tremble pour Roland.

Cependant l’Empereur a fait saisir le comte Ganelon Et l’a livré aux gens de sa cuisine.

Charles appelle leur chef nommé Begon;

« Garde- moi bien cet homme, » dit-il, « comme un traître « Qui a vendu toute ma maison. »

Begon alors prend Ganelon , et met après lui cent compagnons De sa cuisine , des meilleurs et des pires,

Qui vous lui épilent la barbe et les moustaches.

Puis chacun vous lui donne quatre coups de son poing; Ensuite ils vous le battent rudement à verges et à bâtons;

Ils vous lui mettent une grosse chaîne au cou;

Ils l’enchaînent enfin comme on ferait un ours,

Et le jettent ignominieusement sur un cheval de charge.

C’est ainsi qu’ils le gardèrent jusqu’au moment de le rendre à Charles...

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Comme les montagnes sont hautes, énormes et ténébreuses ! Comme les vallées sont profondes! comme les torrents sont rapides !

Ganelon et le fit enfermer dans une tour. » Keiser ( Karl Magnus’s TcroniTcc.)

Sunent cil graisle e derere e devant E tuit racatent encuntre l’Olifant.

Li Emperere chevalchet iréement,

1835 E li Franceis curuçus e dolent;

N’i ad celui ne plurt e se dement,

E preient Deu que guarisset Rollant Jusque il viengent el’ camp cumunement :

Ensembl’od lui i ferrunt veirement.

1840 De ço qui calt? Kar ne lur valt nient :

Demurent trop, n’i poedent estre à tens. Agi

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