‹ Chansonnettes mesurées de Ian-Antoine de BalifChapitre 11 sur 13 · SUITTE · texte numérisé non relu

SUITTE

ri' n

lil.le fovs a.mour mas^sail . lant de for seet eau . telle a tas . ché

3fe

Mil-le fo\s a.mour m'as^sail . lant de for . seet eau . telle a «tas . ché

Bt r, r r r

Hil.le fo\s a.mour m'as.sail . lant de for . seet eau . telle a tas . ché

Së

Mil-le foys a.mour m'as-sail laut de for seet eau - telle a tas ché

Me fay

Me fay

Me fay

Me fay

re sieu:

et je m'en

re sien:

et je m'en

re sien:

et je m'en

re sien:

et je m'en

oys:

ry . oys:

- oys:

es

Tant j'ay te . du fort cou , tre iuy.

Tant j'ay te - nu fort con - tre Iuy.

Tant j'ay te , nu fort cou - tre Iuy.

lai

Tant j'ay te . nu fort con - tre Iuy.

Misérable moy^quell' ardeur me \ieDt ravir tous mes espritz? Que fa}-je?oii sui-je? commani se faict Qu'an moD malheur viv' obstine?

Mille foys amour m'assaillant de forse et cautelle a tasché Me fayre sien: et je m'en ryoys:

Tant j'ay tenu fort contre luy.

Ou s'en est allé ce grand cœur? où es-tu douce liberté? Quel astre, ou quel malheureux désir S'en vient troubler mon sens meilleur?

Une sage raison en moy tenoit la place de mon cœur: Et lennemy s'en aloit chassé

Sans un nouveau ranfort qui vint.

Quel estoit si fort ce ranfort venant soudain qui me força?

Gomment ce faict que si tost le perd

Raison, quitant où moings doutoit?

L'asseurance perd le vaillant, la nonchalance Tasseuré: Repos, et paix, et ton aize doux.

Pauvre âme, t'ont mise en mal'heur.

xvm

Si d'une petite œillade

Si d'u .De pe . ti . te œil . la . de tou . te d'à . mour et de . sir

un r éjT ^

Si d'u - ue pe - ti - te œil . la . de ton . te d'à . mour et de - sir

Si d'u .ne pe . ti . te œil .la .de tou . te d'à . mour et de . sir

SE

Si d'u - ne pc . ti . te œil . la . de tou . te dà . mour et de . sir

Tu

TVi

me

me

Tb me

dai

dai

dai

gnes res

lOU

ir.

gnes res . lou - ir.

gnes res - lou . ir.

me

dai

gues res . lou

ir.

A lors

je VI,

bé dieu ,

je

tH-^ f r r r

ne:

A lors

je VI,

he' dieu ,

je

ice:

A - lors

je VI,

hé dieu.

je

A -. lors

je vi.

bé dieu.

je

Si d'une petite oeillade toute d'amour et désir Tu me daignes resiouTr,

Alors jo iri, he dieu, je vi.

Et si d'une parolette mignonette de faveur Tu me fiâtes, mou amour.

Alors je fi, hé dieu, je vi.

Si ta face poupiuette claire de vive couleur Sadînelette je voy.

Alors je vi, hé dieu, je vi.

Si ta belle, molle, nette, sereine, divine voix Tu me daignes faire ouyr.

Alors je vi, hé dieu, je vi.

Si légère, proprelette, d\in agile mouvement Baler,aiegre, te voy.

Alors je vi,hé dieu, je vi.

Si ta rubine bouchette plajne de sucre et de miel lolivelette me rit,

Aloi's je vi, hé dieu, je vi.

Un œil brunet que fentrevy

Reckant Chant

RECHANT

Un œil

bru ^ oot

que jeu

tre - ¥y,

Un œil

bru - net

que jen

tre . vy.

Un oeil

bru - net

que Jen

f=iF

tre . vy,

Un œil

bru - net

que jen

tre - vy.

CHANT

Quand

cet oeil

bru . net

je voy.

mes }eux

sou.daiD,

je voy.

Quand

cet œil

bru . net

mes yeux

sou.dain.

rr r r

Quand

cet œil

bru . net

je voy,

mes yeux

sou-dain.

Quand

cet œil

bru - net

je voy.

mes yeux sou.dain.

{^ I h' n il II II

JU

Es . bloii-is

de leur lu mie

re, sont

é - teins.

x/r r pr

Es . bloii.is

de leur lu . mie .

re, sont 1^

é - teins.

Es . bloij.is

de leur lu . mie . re, sont

e' teins.

. bloii.is

de leur

lu . mie

re, sont

é teins.

H Lj i' I k ^\ f xi\ il

xj-

Un œil brunet que jentrevy, Las! qu'i feray-je, m'a faict mourir.

Quand cet œil brunet je \oy, mes yeux soudain, Esbloiiis de leur lumière, sont étpins .

Un œil brunet que j'entrevy, Lasl qu'i feray-je, m'a faict mourir

Tant riant et tant aymable fut cet œil Qu'aussi - tost mon âme et vyë luy donnay;

Un œil brunet que j'entrevy.

Las! qu'i feray-je, m'a faict mourir.

Et miir âmes pour le voir donroy toujours.

Quand mill' âmes a donner pauroys avoir.

Un œil brunet que j'entrevy, Las! qu'i feray-je, m'a faict mourir.

Œil qui tues doucement les autres yeux, OEilqui fays mourir d'amour le Dieu d'amours.

Un œil brunet que j'entrevy, Lasl qu'i feray-je, m'a faict mourir.

Œil, non œil, non œil tu es, tu es souleil:

Tant me coûte cher l'e'ciair de tes rayons.

Un œil brunet que j'entrevy, Las! qu'i feray-je, m'a faict mourir.

Mais ^ quelque pris que luysent tes rayons Nul ne les voyt quil ne sente mile biens.

Un œil brunet que j'entrevy.

Las! qu'i feray-je, m'a faict mourir.

Œil, tu es la cause, seul, de mes travaux:

Si ne puis-je, si ne veu-je t'oublyir.

Un œil brunet que j'entrevy.

Las! qu'i feray-je, m'a faict mourir.

mon amour, tu Ven vas

Chant

Reckani

CHANT

mou a . inour, tu t'en vas,

I r ûi' r

mon a . mour, tu t'en vas»

¥rrT

tiûî rr^

mon a . mour, tu t'en \as.

-0 fT

tu t'en vas.

El mo lais ses i - cy plai . ne d en

nuis.

i ^ j j OUI

Et si em

tes ie mieii

cœur.

RECHANT

Aht quele douleur, al

KM'/f p ^

ahl

quel

dé . pie

r- pr r

ztr.

Ah!

quele douleur.

ah!

quel

dé . pie

zir.

Ahl

quele douleur,

ahl

quel

dé . pie

zir,

-o — zir.

Ah!

quele douleur.

ah!

quel

dé . pie

fe

KEC

Pour ja . mais me lais

ser.

Pour ja . mais

m rj

me lais . ser.

il û

Pour ja . mais

me lais

Pour ja - mais

ser.

me lais

ser.

^feF

CT

mon amour, tu t'en vas.

Et me laisses icy plaine d'ennuis.

Et si emportes le mien cœur.

Ah! quele douleur, ab! quel déplezir.

Pour jamais me laisser.

Moy, malheureuse, faut-il Que je t'aye congnu pour avoir tant De regretz durs à suporter?

Ah! quele douleur, ah! quel deplezir.

Pour jamais me laisser.

Pour me donner mill' ennuis Tu dépars, tu dépars: si seras tu Mon ami seul et sigueur seul,

Ahl quele douleur, ah! quel deplezir, Pour jamais me laisser.

Mais si retardes long temps le ne croy que me puisse trouver plus Ni revoir encores an vie.

Ah! quele douleur, ah! quel deplezir.

Pour jamais me laisser.

RESPONCE Bien que men aille mon bien

Rechant

CHANT

Lz=B

Bien que men aii . le, mou bien.

Bien que men aii

le, mon bieo.

Sf^

le, mon

Bien que m'en ail

bien,

Bien que m'en ail

le, mon bien.

Et me fail . le» me faii . le te lais

ser,

K>M' I l''M' pPUi'r

Et me fail - le, me fait . le te lai

ser,

^' kj p P r

Et me fail .

le, me fail . le te làis

ser,

FM n' t

A me fail . le, me fail . le te lais

ser.

î V Lut

Es . crite au ca^ur je te por . tray.

Es . crite au cœur je te por . tray.

RECHANT.

■^ Ah! ma chc

ma chère amour.

ah!

trop

t'a - tris

Uat,

frq ^

Ah! ma chère amour,

ah!

trop

t'a . tris

Unt,

Ah!

ma chère amour.

ah!

trop

fa - tris

Uot,

Bien que m'en aille, mon bien, Et me faille, me faille te laisser, Escrite au cœur je te portray.

Ah! ma chère amour, ahttrop t*atristant.

Point ne double mou deuil.

Par mer et terre, loyal.

Et fidelle toujours te demoûray.

Et ma maistresse t'avoûray.

Ah! ma chère amour, ah! trop tatristant.

Point ne double mon deuil.

Mes désireux soupirs chauds Messagers visiter je te maudray.

Ils te controut ma loyauté'.

Ah! ma chère amour, ah! trop t'atristant.

Point ne double mon deuil.

Toy, ne m'onhiy' ce pendant:

Belle, console loy, je reviendray.

Et ta beauté je revenay.

Ah! ma chère amour, ahltrop tatristant.

Point ne double- mon deuil .

Vivre tout pensif

Oi

Vi - \re tout pen - sif, dé - fi - ant et dé . pit.

Kn-r r f

Vi « vre tout pen - sif, dé - fi . aot et dé . pit.

Vi vre tout pen sif, dé fi ant et dé pit.

iS

sif, dé - fi - îint

Vi « vre tout

pen

wmmm^

ifeié

et dé - pit.

fy l ^ "t r" r r ~ppf

^=F= r r Tf-^ ^ï? ^ ^ CJf

A. I . t0.lS9.

Va ri - er

iri ^

de des - sailli;, ue sea ^ voir

que te nir:

Va - ri - er

de des - saiug.

ne sca - voir

que te . uir:

Va - ri - er

de des . saîng, ne sca . voir que te . uir:

Va - ri - er de des.saing, ne sca - voir que te . nir:

C'est de l'a . mour sou . ci . eux

le bon

train.

Vivre tout pensif, défiant et dépit.

Varier de dessaing, ne sçavoir que tenir:

G'est de l'amour soucieux le bon train.

Ne sçavoir qu'on veut, ni vouloir le sçavoir. Et voulant ne pouvoir, et pouvant ne vouloir:

C'est comme amour meyne nostre bon sens.

Tout le jour pleintîf, douloureux, soupirer.

Ne jouir du repos, ni de joy' ni de bien:

C'est du labeur amoureux le peîment.

Toute nuict languir, regretant, gémissant.

Et ne poinct recevoir de ses yeux le someil:

Sont les ebatz que l'amour te dônra.

Faire ton grand gayng de la perte du tams.

De ta honte l'honneur, de ta gloire mépris:

C'est le profit que l'amour te rendra.

Fumer et f lambber, de la flamme e'ioigne'.

Et tout contre le feu comme glace geler:

C'est le repos d'amoureuse langueur.

Te hayr toy mesme, et fuir tes amis, Rire 3i tes ennemis, à ta mort accourir:

C'est, si le suis, ce qu'amour t'aprendra.

Faut 'il, hélas! que pour entre loyal

Rechant

Chant

RECHANT

Faut

il, he . las!

que pour e

stre lo yaJ

Faut

il, he ^ las!

que pour e

stre lo - yal

Faut

il, he - las!

que pour e

stre lo . yal

r éjLJ i r

Faut

il, he - las!

que pour e

stre lo « yal

ff

CHANT

Puis

que tant

je t'ay

me, pour

quoy

M f fi .

EÈ

me, pour

Fuis

que tant

je t'ay

quoy

Puis

que tant

je t'ay

me, pour ^ quoy

Puis

que tant

je t'ay

me, pour

quoy

Me hays

tu tant.

ny . ant

se . cours

Me hays

tu tant.

ny . ant

se . cours

Me hays

tu tant.

ny . ant

se » cours

Me hays

tu tant.

ny - ant

se . cours

A. L.iO,i8t.

Aux

pas - SI - ons

et dou leurs où me tiens?

Aux

pas . 81 . ODS

et dou - leurs oîi me tiens?

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