‹ Chansonnier historique du 18e siècle [recueil de chansons, vaudevilles, sonnets, épigrammes, épitaphes et autre vers satiriques et historiques] publié avec introd., commentaire, notes et index (volume 2)Chapitre 113 sur 173 · PARLEMENT DE ROUEN · texte numérisé non relu

PARLEMENT DE ROUEN

Approchez tous, et qu'un chacun écoute Le fait piteux que je vais raconter.

Les exilés en riront peu sans doute.

Car tous les cœurs ont lieu de s'attrister. Chère patrie, Chère Neustrie, Dis-nous comment Est mort ton Parlement.

Ce Parlement, qui se traitait de classe, , Car il était composé d'écoliers.

Voulait du maître, hélas ! prendre la place, Et s'est enfin mis mal dans ses papiers.

C'est grand dommage.

Il eût, je gage.

Clair ambault- Al aure

pas.

Vécu longtemps Étant rempli d'enfants.

Que de beaux traits illustrent sa mémoire^ Que de beaux traits le faisaient respecter! Oui, ses droits forment une histoire Propre à le faire regretter.

Que de victimes Franches de crimes Ont, par ses soins, Péri devant témoins.

Vasse et Follen*, vous méritiez sans doute Que vos parents vous fissent fouetter.

Notre Sénat a pris une autre route :

Il vous a fait tous deux décapiter.

Sans quoi peut-être

Vous pourriez être

En faction Morts sans confession.

Pauvre Fourcy *, ce Sénat vénérable, Cet attentif et clairvoyant Sénat, Quoique innocent, vous a jugé coupable

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