LIQUIDATIONS DU PARLEMENT
Venez, messieurs du Parlement, Liquider chacun votre office; L'État veut vous rendre service, Tout est prêt pour le payement.
Reconnaissez légalement.
Par quittance devant notaire, Avoir reçu la somme entière, La finance et le supplément.
Mais, oiî l'argent, le numéraire ?
Vous écriez-vous vivement.
Pour gens consommés en affaire.
Vous raisonnez bien gauchement.
I. « Il y avait longtemps qu'on n'avait ri sur le compte de l'abbé Terray. On le fit à l'occasion du remboursement des offices supprimés. Rien de plus singulier que la manière dont l'opération se consommait au trésor royal. Après avoir liquidé votre office, on vous faisait donner une quittance comme si vous aviez reçu le prix en espèces sonnantes, puis on vous retirait cette quittance sans vous en donner un sol, et l'on vous fournissait un contrat sur le Roi, comme si de votre plein gré vous aviez prêté à Sa Majesté le montant de ladite somme. C'est pour plaisanter sur cette comédie qu'on répandit cette épigramme politique, peu digne d'être recueillie comme pièce littéraire, mais précieuse et importante comme pièce historique. » {Mémoirts sur l'abbé Terray.)
Année lyj^. 259
L'argent est un métal solide,
Il s'agit ici de liquide :
Eh ! pourquoi vous tant intriguer ?
On veut à tous vous déléguer
Une rente liquide et claire
Sur les brouillards de la rivière.
LA