‹ Chansonnier historique du 18e siècle [recueil de chansons, vaudevilles, sonnets, épigrammes, épitaphes et autre vers satiriques et historiques] publié avec introd., commentaire, notes et index (volume 2)Chapitre 156 sur 173 · SUR LABBE TERRAY · texte numérisé non relu

SUR LABBE TERRAY

Certaix abbé, visant aux sceaux Ainsi qu'aux dignités du plus haut ministère,

vS'adresse, dit-on, au Saint-Père, Pour être colloque parmi les cardinaux.

— Quoi, saint-père, dit-il, serait-ce une arrogance De tendre au même rang où Dubois fut porté ?

Non moins que lui j'ai la naissance.

L'esprit, les mœurs et la subtilité.

En outre, mieux que lui ne suis-je pas noté ? — Connais-toi mieux, lui répond le Saint-Père Justement animé d'une sainte colère :

0 Salarias / vade rétro!

Raconter ailleurs tes sornettes :

1. « On sent combien tout cela est injuste. Quand M. de Monteynard n'aurait fait que réduire à trente-six millions le département de la guerre, porté, sous M. le duc de Choiseul, à soixante et un millions, c'aurait été beaucoup. » {Mém. de Bachaumont.)

2. V Depuis quelque temps, les bruits se renouvellent sur la prétention de M. l'abbé Terray d'être élevé à la pourpre romaine; du moins il faut le supposer pour entendre cette épigramme, inintelligible encore, si l'on n'instruisait le lecteur du faible de cet ecclésiastique envers le beau sexe. » {Mém. de Bachaumont.)

Année l'JjS, 295

Jamais tu n'auras de chapeau; Il ne te faut que des cornettes.

SUR l'académie^

Des Quarante, priés en vain à ton convoi, Aucun n'en a voulu grossir le petit nombre ! Ne t'en plains pas, Piron : c'est qu'ils avaient, ma foi, Encor peur môme de ton ombre !

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