I. M"« Vestris. (M
Année ijôj. 99
Il se glisse dans notre cœur; Il ne nous offre que la fleur, Mais il sait nous cacher l'épine.
Sexe charmant ! sexe trompeur !
Jeune Églé*, laissez-moi mon cœur,
Tu réunis grâces, noblesse*,
Et vivacité; Tu sais exprimer la tendresse,
Les jeux, la gaîté; L'amour te donne son suffrage, Ton art l'enchaîne sur tes pas, Et ce dieu si fier rend hommage A tes talents, à tes appas.
Lorsque je pense à vos appas ', Jamais la nuit je ne sommeille ; Mourant de plaisir dans vos bras, Le malheur veut que je m'éveille.
Je vous le dis de bonne foi ; En doutez-vous, ma belle reine?
Couchez cette nuit avec moi, Bientôt vous me croirez sans peine.
Églé* possède une fontaine
Dont l'eau, plus pure que la Seiiie,