‹ Chansonnier historique du 18e siècle [recueil de chansons, vaudevilles, sonnets, épigrammes, épitaphes et autre vers satiriques et historiques] publié avec introd., commentaire, notes et index (volume 3)Chapitre 34 sur 192 · LA FUREUR DU RHIN · texte numérisé non relu

LA FUREUR DU RHIN

Un fleuve en butte aux alarmes Forme en vain mille complots :

Philipsbourg : cède à nos armes Et le Rhin et tous ses flots.

Un fleuve en butte aux alarmes Forme en vain mille complots :

Contre nous ce dieu conjure, De sa grotte même il sort; Mais de vaincre la nature, Ah ! Français, c'est votre fort.

Sa fureur est une marque De ce qu'il craint aujourd'hui.

Il voit dans notre monarque Un dieu bien plus grand que lui.

i. Le siège de Philipsbourg avait été commencé le 2 juin par le maréchal de Berwick, qui n'en vit pas la fin. Le marquis d'Asfeld recueillit tout le fruit des savantes dispositions du héros défunt. « Après six semaines de tranchée ouverte, des travaux infinis, des obstacles imprévus et extraordinaires, tels que des pluies continuelles, le débordement du Rhin, l'inondation des ouvrages et la présence de l'armée impériale toujours prête à attaquer les retranchements, la ville capitula le 18 juillet. » {Vie privée de -Louis XV.)

Année l~3j..

Que désormais plus docile Il respecte nos exploits, Et que d'une onde tranquille Il coule dessous nos lois ; Que désormais plus docile Il respecte nos exploits;

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