‹ Chansonnier historique du 18e siècle [recueil de chansons, vaudevilles, sonnets, épigrammes, épitaphes et autre vers satiriques et historiques] publié avec introd., commentaire, notes et index (volume 3)Chapitre 39 sur 192 · MARECHAL DE BROGLIE · texte numérisé non relu

MARECHAL DE BROGLIE

Komgseck et sa grande armée Nous ont visité la nuit.

02 Clair ambault- Maurepas.

Nos troupes très alarmées, Sans équipages ni bruit, Ont décampé landerirette, Ont décampé landeriri.

Broglie, sans aucune escorte, Court au quartier de Coigny, Portant à la chèvre morte l Le plus jeune de ses fils, Et montrant son landerirette

Coigny en grande colère Dit : Morbleu ! que vois-je ici ?

Il ne fallait pas tant boire, Vous en eussiez moins dormi- ; Peste soit du landerirette!

Pour restaurer votre gloire Retournez aux ennemis.

Mais n'avez- vous pas la foire?

On la gagne à moindre prix,

i. C'est-à-dire sur ses épaules. (M).

2. « M. le maréchal de Broglie est seul la cause de cette mauvaise aventure, pour s'être logé dans une maison, vis-à-vis un gué, pendant que toute l'armée ennemie était de l'autre côté d'une petite rivière guéable en plusieurs endroits ; pour n'avoir pas vu ce gué, pour n'y avoir pas mis un corps de troupes assez considérable pour la sûreté du camp et pour avoir trop bu dans le souper du 14. » (Jourti. de Barbier?)

Année IJS4. 93

Couvrez votre landerirette ; Prenez un de mes vieux habits.

Messieurs les Allemands Fort incivilement Sont venus nuitamment Surprendre notre camp.

Messieurs nos généraux, Réveillés à propos, Se sont sauvés à point Sans chausse ni pourpoint.

Messieurs les Allemands, Vous vous moquez des gens, De venir à minuit Faire charivari.

Si l'on eût averti Monseigneur de Broglie, Vous ne l'eussiez, morgue !

Pas trouvé dans son lit.

p^. Clair amhaul t-Maurep as.

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