‹ Chansonnier historique du 18e siècle [recueil de chansons, vaudevilles, sonnets, épigrammes, épitaphes et autre vers satiriques et historiques] publié avec introd., commentaire, notes et index (volume 4)Chapitre 111 sur 121 · NECKER ET SARTINE · texte numérisé non relu

NECKER ET SARTINE

Dans le pays des perfidies, Dans le séjour si renommé Pour les horreurs et la folie, On vit hier la Vérité Se présenter en cul-de-lampe.

Heureuse encor quand elle peut Se faire voir dans une estampe, Même au monarque qui la veut.

Elle arriva, c'était au jeu, , Portée par qui? Lecteur, devine :

Ce n'était par mons de Sartine Ni par l'ami du franc-alleu... 2 Ni Maurepas, ni de Vergennes.

Par Amelot ? Assurément En pourrait-il prendre la peine?

Par Montbarrey ?... Toujours il ment.

Ce n'était pas par un dévot Ni par un personnage grave, Mais par un évêque, en un mot.

1. « Il paraît une estampe représentant M. Necker fouillant dans la fange et dans le ruisseau avec un bâton. Il en fait sortir des écus; à côté est M. de Sartine, qui les ramasse pour en faire des ricochets sur l'eau à la manière des enfants. L'apologue s'explique sans commentaire. » [Correspondance secrète de Métra.)

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