‹ Chansonnier historique du 18e siècle [recueil de chansons, vaudevilles, sonnets, épigrammes, épitaphes et autre vers satiriques et historiques] publié avec introd., commentaire, notes et index (volume 4)Chapitre 119 sur 121 · DE COSSE ET DE BRANCAS · texte numérisé non relu

DE COSSE ET DE BRANCAS

Lorsque de Dieu la main féconde Tira l'univers du chaos, Il prescrivit pour règle au monde Le mouvement et le repos.

Cossé, Brancas, par caractère, Offrent ce contraste frappant;

I. Cet ingénieux parallèle, qui fut composé à Contrexéville, était, d'après Métra, l'œuvre « d'un M. Cérutti, qui

:6o Clair ambault-Maurepas.

L'une est le repos de la terre, Et l'autre en est le mouvement.

Cossé ne peut tenir en place, Et Brancas ne saurait changer ; L'une voudrait franchir l'espace, Et l'autre voudrait l'abréger.

Toutes deux font ici fortune, Tour à tour, on cherche à les voir; On aime à courir après l'une, Près de l'autre on aime à s'asseoir

Cossé rappelle ces Génies, Ces sylphes, amis des humains, Faisant des courses infinies, Versant les biens à pleines mains.

Veillant de loin sur l'indigence, Et la ranimant d'un coup d'œil; Brancas nous peint la Providence, Faisant du bien de son fauteuil.

Cossé peut être un peu trop vive, Dévote un jour en un moment; Brancas, quelquefois trop tardive, Voudrait retenir chaque instant.

après avoir passé sa vie à chanter des psaumes, s'amuse maintenant à chanter nos belles dames ».

Année iy8o. 261

A qui des deux donner la palme?

Cela mérite attention :

L'une est un sage dans le calme, Et l'autre un sage en action.

EPIGRAMMES DIVERSES

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