‹ Chansonnier historique du 18e siècle [recueil de chansons, vaudevilles, sonnets, épigrammes, épitaphes et autre vers satiriques et historiques] publié avec introd., commentaire, notes et index (volume 4)Chapitre 20 sur 121 · LE COMTE DE MAUREPAS · texte numérisé non relu

LE COMTE DE MAUREPAS

Sire, je n'en sais rien, on tient tant de discours ! L'abbé Terray, dit-on, l'entendait tous les jours.

SUR M. DE LA VRILLIERE l

Ministre sans talent et sujet sans vertu, Homme plus avili qu'un mortel ne peut être, Pour te retirer, dis, réponds donc, qu'attends-tu ? Je le vois : qu'on te jette enfin par la fenêtre.

lui, en argumentant de son irréligion vraie ou prétendue. Ouelques personnes soutenaient, au contraire, que ce ministre n'avait en vue que le bien public et qu'on verrait dans peu des preuves non équivoques de son zèle patriotique. »

i. « On s'impatiente de ne pas voir dans le ministère les changements dont on se flattait. Depuis la démission du duc d'Aiguillon tout est au même état. Voici des espèces d'épigrammes ou couplets qui courent en attendant et caractérisent le vœu public, s'ils n'annoncent pas un grand génie dans le satirique. » [Mêm. de Bachaumont.) Le duc de la Vrillière devait conserver ses fonctions une année encore; mais, dès le mois de juillet, M. de Boyncs avait été obligé de donner sa démission ; l'abbé Terray et le chancelier

Année iyj^' 35

Page 1