LA FÊTE DE SOPHIE
Amis, célébrons à l'envi La fête de Sophie ;
Que chacun de nous réuni La chante comme amie ;
i. v< M"'' Arnould, se nommant Anne, a dernièrement é sa fête avec beaucoup de courtisanes, d'amateurs et de gens d'esprit. On se doute bien que la sainte patronne a été la moins fêtée ; il n'en est pas même fait mention dans les couplets composés et chantés à celte oc-
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Xous ne pouvons lui présenter
De fleur plus naturelle, Qu'en nous accordant pour chanter :
C'est toujours, toujours elle.
Si quelqu'un parle d'un bon cœur,
On cite alors Sophie; Si l'on décerne un prix flatteur,
Elle est encor choisie ; Si quelqu'un trouve à l'Opéra
Grâce et voix naturelle, Cet éloge désignera :
C'est toujours, toujours elle.
En vain l'Envie aux triples dents
Voulut blesser Sophie ; Elle répand que ses talents
Semblent rose flétrie ; Mais elle parut dans Castor
Si touchante et si belle, Que chacun s'écria d'accord :
C'est toujours, toujours elle.
Le Temps cruel qui détruit tout
Respectera Sophie.
Par son pouvoir le dieu du Goût
casion, où l'héroïne n'est désignée que sous le nom de Sophie, qui est celui qu'elle aime comme plus noble. Ces couplets assez agréables sont de M. André de Murville. » [Mémoires de Bachaumont.)
1 26 Clair ambault- Ma urep a s.
Prolongera sa vie ; Le charme de ses doux accents
Xous la rendra nouvelle ; On répétera dans vingt ans :
C'est toujours, toujours elle.