‹ Chansonnier historique du 18e siècle [recueil de chansons, vaudevilles, sonnets, épigrammes, épitaphes et autre vers satiriques et historiques] publié avec introd., commentaire, notes et index (volume 4)Chapitre 69 sur 121 · LA FÊTE DE SOPHIE · texte numérisé non relu

LA FÊTE DE SOPHIE

Amis, célébrons à l'envi La fête de Sophie ;

Que chacun de nous réuni La chante comme amie ;

i. v< M"'' Arnould, se nommant Anne, a dernièrement é sa fête avec beaucoup de courtisanes, d'amateurs et de gens d'esprit. On se doute bien que la sainte patronne a été la moins fêtée ; il n'en est pas même fait mention dans les couplets composés et chantés à celte oc-

Année ij-j. 125

Xous ne pouvons lui présenter

De fleur plus naturelle, Qu'en nous accordant pour chanter :

C'est toujours, toujours elle.

Si quelqu'un parle d'un bon cœur,

On cite alors Sophie; Si l'on décerne un prix flatteur,

Elle est encor choisie ; Si quelqu'un trouve à l'Opéra

Grâce et voix naturelle, Cet éloge désignera :

C'est toujours, toujours elle.

En vain l'Envie aux triples dents

Voulut blesser Sophie ; Elle répand que ses talents

Semblent rose flétrie ; Mais elle parut dans Castor

Si touchante et si belle, Que chacun s'écria d'accord :

C'est toujours, toujours elle.

Le Temps cruel qui détruit tout

Respectera Sophie.

Par son pouvoir le dieu du Goût

casion, où l'héroïne n'est désignée que sous le nom de Sophie, qui est celui qu'elle aime comme plus noble. Ces couplets assez agréables sont de M. André de Murville. » [Mémoires de Bachaumont.)

1 26 Clair ambault- Ma urep a s.

Prolongera sa vie ; Le charme de ses doux accents

Xous la rendra nouvelle ; On répétera dans vingt ans :

C'est toujours, toujours elle.

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